27.04.2009
Deux conseils pour le 7 juin
Les élections européennes approchent. Magré le faible écho de ce scrutin dans la presse (si l'on excepte les articles sur les tergiversations des candidats), il est extrêmement important pour notre avenir. L'Europe est compétente dans de nombreux domaines. Elle s'avère l'échelon pertinent pour faire face à la crise mondiale que nous traversons. Donc, mon premier conseil pour le 7 juin, sera:
ALLEZ VOTER!
Voter, certes mais pour qui? Pour le Mouvement Démocrate, les élections européennes ne sont pas une occasion mais une vocation, François Bayrou le rappelle souvent. Dans la grande région sud-est qui est la mienne, notre trio de tête est composé d'une femme et de deux hommes qui sont tous de grande valeur: dans l'ordre, Jean-Luc Bennhamias, Fabienne Faure, Gilles Artigues. ils se complètent très bien, chacun ayant des expériences différentes: européeenne, nationale ou régionale.
Tous ont a coeur de défendre les valeurs et le projet européen du Mouvement Démocrate, que vous pourrez retrouver ici: http://europe.lesdemocrates.fr/.
Nos actions de campagne locales sont sur le site http://www.modem69.eu.
Et dans le Rhône?
Nous avons trois excellents candidats, Cyrille Isaac Sibille (5e), Florence Mardirossian (6e) , Damien Thiébaud (19e), tous européens convaincus. Je crois que ce sera l'occasion de réaliser l'appaisement et l'union nécessaires de notre fédération. Rien de mieux qu'une campagne pour cela, quand des mois d'inaction ont plus que grippé la machine.
En nouveau militant du 6 e arrondissement de Lyon que je suis, je me trouve très heureux que Florence, elle aussi du 6e, soit sur la liste. Voyez son site et suivez la campagne en direct ou presque: http://mardirossian.eu/blog/.
Mon deuxième conseil pour le 7 juin:
VOTEZ MOUVEMENT DEMOCRATE!
14:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections européennes, modem, bayrou
09.04.2009
Le passé à travers la passoire politique
Jean Marie Le Pen a encore occupé le devant de la scène, ces derniers jours, avec ses déclarations sur le détail et les chambres à gaz. Des mots inacceptables.
Ces événements nous rappellent que l'Histoire est toujours l'objet d'interprétations et de récupérations politiques, et même politiciennes.
Se réclamer des morts est toujours une bonne idée lorsqu'on a du mal à trouver sa légitimité auprès des vivants. Appeler les grands anciens, se faire sacrer sous les colonnes du Panthéon. Les exemples ne manquent pas, sans forcément tomber dans le révisionisme et le négationisme. Tous les hommes politiques utilisent l'Histoire. Elle donne du corps au message, l'inscrit dans une durée, lui donne un côté sérieux. Souvenons nous du débat sur les effets positifs de la colonisation. Souvenons de la question des lois mémorielles. Cette tentation de réécrire l'Histoire, on la retrouve aussi chez Napoléon III qui glorifie Vercingétorix.
De multiples communautés militent pour la reconnaissance des événements dramatiques vécus par leurs ancêtres. C'est une manière cathartique de réaliser une unité que le temps a parfois usée. C'est aussi un moyen de ne pas oublier, et ce n'est pas condamnable.
Le politique doit alors prendre garde à ne pas tomber dans l'usage politicien, qui consiste à prendre sa décision en fonction des seuls intérêts électoraux représentés par une telle communauté.
En fait on est là au cœur du débat entre mémoire et histoire. La mémoire, c'est subjectif, c'est ce que vivent les témoins ou leurs descendants. En ce sens, la victime et le bourreau ne raconteront jamais les événements de la même manière, et il ne faut pas en attendre la vérité absolue. Mais elle marque l'inconscient collectif, elle est transmise dans les familles et s'imprime donc très tôt dans les esprits.
L'Histoire se veut plus scientifique, analyse, utilise la mémoire aussi. Bien évidemment, rien n'est parfaitement certain. L'historien, aussi honnête soit-il, peut être trompé par les sources orales ou écrites qu'il examine.
Les armoires de fer regorgent de secrets. Elles renferment aussi des tas de documents sans aucune valeur que celle que leurs auteurs leur attribuaient à l'époque. Mais aujourd'hui, ils ne serviraient à rien.
Entretenir le fantasme autour de ces secrets est très utile. C'est aussi populiste.
Que dirait Jaurès ? Que voterait-il? On n'a jamais cité autant de noms illustres que lors de la campagne présidentielle de 2007. Mais il ne suffit pas de citer de grands noms et de paraphraser les grands moments de notre Histoire, pour pouvoir y entrer par la grande porte.
Utiliser l'Histoire, c'est aussi vouloir récupérer une tradition politique pour son propre compte, par des analogies. C'est enfin, et c'est le plus courant, relire l'histoire à l'aune de ses ambitions, oublier ce qu'on a été et tout sacrifier sur l'autel de l'homme nouveau, du parti nouveau, expliquer que tout ce qu'on fait est bien dans la ligne de ce qu'on a entrepris depuis toujours, que tout s'explique par une vocation, un chemin qui bien que tortueux a sa logique.
Quelles que soient ses formes, l'usage politique de l'Histoire, la confusion entre histoire et mémoire, sont des fautes politiques majeures, qui ruinent la confiance que les citoyens placent en leurs représentants, car ils entretiennent des espoirs, invariablement déçus, de retour d'un passé idéalisé.
Texte écrit pour Générations engagées.
21:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, histoire, le pen
05.04.2009
Dessinons Lyon, article sur le patrimoine
Voici un article que j'ai écrit pour Dessinons lyon. Un site citoyen, réalisé par une équipe, mais auquel chacun peut contribuer, en proposant un article. Tous les thèmes concernant notre ville y sont abordés, allez-y, commentez, et participez.
Sauvons notre patrimoine, pour l’avenir.
En 1998, une grande partie de la ville de Lyon a été classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Il s’agissait d’une reconnaissance de la diversité architecturale de notre cité, témoin unique de l’évolution de l’urbanisme à travers les siècles, et d’une consécration pour tous ceux qui la défendirent face aux projets parfois démentiels.
Un tel label est un atout touristique indéniable. Il crée aussi des devoirs. Les citoyens doivent respecter ces monuments, les pouvoirs locaux doivent se projeter dans l’avenir, réfléchir à leur utilisation future. Un bâtiment historique ne perd pas sa valeur parce qu’il change de vocation. En revanche, sa disparition est par nature irréversible.
Bientôt l’Hôtel Dieu cessera ses activités médicales. Ainsi la longue histoire hospitalière de la Presqu’île sera terminée, presque un siècle après la destruction de l’hôpital de la Charité. L’hôtel Dieu, œuvre magistrale de Soufflot, qui marque de son empreinte les quais du Rhône, qui imprime son reflet sur le fleuve, fait partie du quotidien des lyonnais. Point de repère horizontal, comme le Crayon est un point de repère vertical. Pour beaucoup, il est un lieu de souffrance. Et pourtant, ses cloîtres sont autant d’îlots de paix en plein cœur de la ville, alors même que les techniques les plus modernes sont employées dans les pièces voisines.
Que peut-on en faire ? Ministère, centres commerciaux et hôtels luxueux, les projets existent. Certes, un tel édifice mérite une solution de prestige. Mais son ampleur amène une réflexion simple : il ne saurait être réservé à quelques privilégiés. L’Hôtel Dieu doit s’ouvrir sur la ville et ses habitants. Sans le découper, on peut imaginer y mettre des installations luxueuses dans une partie seulement. En un temps de crise économique, priver la majorité des lyonnais de cette merveille est inimaginable. Peut-on imaginer que le dôme soit transformé en une salle de restaurant huppée ? Non, résolument non.
Dans le même genre, parlons des prisons. Avec l’ouverture de l’établissement de Corbas, nous allons pouvoir fermer Saint Paul et Saint Joseph. Les rapports se sont succédés et ont tous conclu ce que l’on peut imaginer en marchant devant ces bâtiments : ils sont une honte pour notre démocratie, et pour notre ville. Cette fermeture est donc salutaire. Le premier réflexe serait dès lors de les démolir. Effacer cette marque, oublier que l’on a connu cette époque où l’on enfermait des êtres humains dans des cages inhumaines. On ne peut pas en faire un lieu de mémoire, un tel projet existe à Montluc. Préserver le patrimoine et l’histoire ne suppose pas forcément d’entretenir la mémoire à tous les coins de rue.
L ’un des bâtiments au moins mérite d’être sauvegardé, celui qui est en étoile, un exemple de l’architecture pénitentiaire du XIXe siècle. On pourrait l’utiliser pour des logements étudiants, qui font cruellement défaut. Un autre usage plus symbolique serait d’en faire une bibliothèque ou de le donner à l’enseignement supérieur. Si la délinquance croît avec l’ignorance, faisons de cette prison un lieu de savoirs, une porte vers la libération des plus faibles.
Une autre idée me vient souvent. Avec la Sucrière, le MAC, les Subsistances, Lyon est une place importante de l’art contemporain. En revanche, il me semble que nous manquons de lieux dédiés à la création, à l’innovation musicale. Ne pourrait-on pas consacrer une partie de l’hôtel Dieu, ou de la Prison à ce champ artistique ?
La réflexion doit s’ouvrir, en nous associant, nous tous simples citoyens, pour trouver une solution ambitieuse qui soit à la hauteur de tous ces édifices exceptionnels.
16:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dessinons lyon, patrimoine
22.03.2009
Internet, un progrès, un combat
Cette note a été écrite pour le blog collectif Générations engagées, que je vous invite à consulter.
Un peu d’histoire. Il y a dix ans, quand mes petits camarades du lycée faisaient leurs recherches sur un Internet balbutiant, je râlais contre cette "triche ", parce que seules les encyclopédies papier comptaient pour moi.
Aujourd’hui, quand ma journée démarre, je me connecte sur Internet. Revue de presse, blogs, forums, sites institutionnels.
Sans ça, comme beaucoup de gens mon quotidien serait bien différent.
Je n’ai jamais été porté sur les combats générationnels. Pour moi le succès d’un combat politique repose sur a capacité de ceux qui le mènent à rassembler largement autour d’eux. Partis, classes, générations, autant d’étiquettes faciles et confortables. Mais le confort n’assure pas le bonheur.
Pourtant il est un combat qui me tient à cœur et qui doit être celui de ma génération, celle pour qui les débuts dans la vie active se sont fait sous les auspices d’Internet.
Il existe dans ce pays une fracture. Elle découle de la trop fameuse fracture sociale, car le premier souci, quand on manque d’argent, c’est la nourriture, le loyer, pas l’équipement numérique.
Pour chercher un logement, un emploi, Internet est un outil indispensable. Quand on habite à la campagne, comme des millions de français, il est difficile de se déplacer. L’e-administration, qui se développe, encore lentement, est un bon moyen pour faciliter les démarches.
Internet, c’est une occasion inespérée pour le développement durable : la visioconférence, le travail, le e-commerce à distance, tout cela contribuera à limiter les déplacements.
Et le journalisme citoyen, en ces temps de reprise en main financière et politique des médias professionnels, c’est un des richesses que nous offre Internet.
Offrir à chacun les moyens d’accéder à ces éléments essentiels de la vie d’aujourd’hui, par les infrastructures, les réseaux, la lutte pour la liberté sur Internet, c’est le devoir politique de notre génération.
C’est une nouvelle société que l’Internet omniprésent nous oblige à penser. Les réseaux sociaux vont nous pousser à réfléchir à la place du secret dans nos vies. Et aussi à la logique de transparence totale, qui, entre sphère privée et sphère publique, tend à s’imposer sans discernement. La liberté suppose une part de secret. Tout progrès technique de cette ampleur a des conséquences politiques et sociétales. La Réforme vint après l’Imprimerie, les Guerres de Religion aussi.
Restons vigilants.
22:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : !internet, démocratie, blogs, générations engagées
15.11.2008
Le parti libre
Le titre de cette note ne parle peut-être qu’aux initiés. Pourtant, il reprend le slogan adopté par l’UDF lors de son congrès de janvier 2006, à Lyon, lorsque sous la neige et les quolibets ce parti pris la voie de l’indépendance. Ceci nous amena d’abord au vote de la censure au Gouvernement De Villepin, puis à la campagne présidentielle de 2007. Une démarche de rassemblement autour du projet d’espoir de François Bayrou, capable d’attirer à lui Les Gracques comme Azouz Begag ou François Goulard, et, dit-on, même Martine Aubry. L’addition toujours la soustraction jamais, le dépassement risqué des vieux clivages plutôt qu’un confortable repli sur soi. Le choix de la vérité humaniste plutôt que les chimères d’une social-démocratie renouvelée. Une famille politique unie sur l’essentiel, suffisamment consciente d’elle-même pour laisser à ses élus la liberté de vote.
C’est sur cette base que s’est constitué le Mouvement Démocrate, force de dialogue avec la société pour poursuivre le renouvellement de la politique française. Un dialogue n’est pas un monologue, c’est un échange, et être un parti libre, car ce slogan s’applique plus que jamais également au Mouvement Démocrate, c’est pouvoir travailler pour chaque citoyen, en discutant avec chacun. Etre un parti libre c’est considérer que les vieilles alliances ne sont pas automatiques, mais que des positions nationales ne justifient pas des oppositions locales. La politique locale a ses enjeux, que l’on ne peut déconnecter du reste bien entendu, mais qui doivent prendre en compte des communautés de valeurs et de projets. Si les vieilles alliances sont à réexaminer, leur rupture ne se justifie pas si les politiques publiques locales menées dans leur cadre sont efficaces.
Un parti libre, c’est un parti de militants, qui est riche de ses élus, qui en font une force responsable de l’avenir du pays. C’est un parti où les élus sont libres de représenter leurs concitoyens, et non simplement les militants, bien sûr dans le respect d’une discipline nécessaire.
Je garderai en mémoire ces mots de François Bayrou, qui disait il y a quelques mois, plus d’un an même et pourtant j’ai l’impression que c’était hier : " on ne gouverne pas un pays pour 19%, on ne gouverne pas un pays avec 19% ", parlant ainsi du score de premier tour de Jacques Chirac en 2002. C’est ça la philosophie du parti libre, pour la France comme pour son fonctionnement interne : gouverner pour tous, et non pour les vainqueurs.
Le parti libre, c’est ce Mouvement Démocrate conquérant né de l ‘élection présidentielle de 2007, du meeting du Zénith du 24 mai 2007, du congrès fondateur de décembre 2007 à Villepinte. Je pourrai dire fièrement que j’y étais. Le parti libre, c’est celui qui ambitionne de débuter des 18,7% de François Bayrou le 22 avril 2007, et non des 6 ou 7 % accidentels que l’on décrit, non sans fausse modestie, comme les fondations d’une nouvelle famille politique.
Le parti libre c’est l’acceptation de l’autre dans sa différence, qui fait de notre rassemblement une force. Le parti libre a une ambition : faire de la personne humaine la valeur à l’aune de laquelle toute chose se mesure. Le parti libre, c’est ce que je garde au cœur lorsque le doute et le découragement m’assaillent, ce à quoi je pense quand je recherche une voie politique d’espoir.
22:03 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : udf, mouvement démocrate, parti libre, françois bayrou



