22.03.2009
Internet, un progrès, un combat
Cette note a été écrite pour le blog collectif Générations engagées, que je vous invite à consulter.
Un peu d’histoire. Il y a dix ans, quand mes petits camarades du lycée faisaient leurs recherches sur un Internet balbutiant, je râlais contre cette "triche ", parce que seules les encyclopédies papier comptaient pour moi.
Aujourd’hui, quand ma journée démarre, je me connecte sur Internet. Revue de presse, blogs, forums, sites institutionnels.
Sans ça, comme beaucoup de gens mon quotidien serait bien différent.
Je n’ai jamais été porté sur les combats générationnels. Pour moi le succès d’un combat politique repose sur a capacité de ceux qui le mènent à rassembler largement autour d’eux. Partis, classes, générations, autant d’étiquettes faciles et confortables. Mais le confort n’assure pas le bonheur.
Pourtant il est un combat qui me tient à cœur et qui doit être celui de ma génération, celle pour qui les débuts dans la vie active se sont fait sous les auspices d’Internet.
Il existe dans ce pays une fracture. Elle découle de la trop fameuse fracture sociale, car le premier souci, quand on manque d’argent, c’est la nourriture, le loyer, pas l’équipement numérique.
Pour chercher un logement, un emploi, Internet est un outil indispensable. Quand on habite à la campagne, comme des millions de français, il est difficile de se déplacer. L’e-administration, qui se développe, encore lentement, est un bon moyen pour faciliter les démarches.
Internet, c’est une occasion inespérée pour le développement durable : la visioconférence, le travail, le e-commerce à distance, tout cela contribuera à limiter les déplacements.
Et le journalisme citoyen, en ces temps de reprise en main financière et politique des médias professionnels, c’est un des richesses que nous offre Internet.
Offrir à chacun les moyens d’accéder à ces éléments essentiels de la vie d’aujourd’hui, par les infrastructures, les réseaux, la lutte pour la liberté sur Internet, c’est le devoir politique de notre génération.
C’est une nouvelle société que l’Internet omniprésent nous oblige à penser. Les réseaux sociaux vont nous pousser à réfléchir à la place du secret dans nos vies. Et aussi à la logique de transparence totale, qui, entre sphère privée et sphère publique, tend à s’imposer sans discernement. La liberté suppose une part de secret. Tout progrès technique de cette ampleur a des conséquences politiques et sociétales. La Réforme vint après l’Imprimerie, les Guerres de Religion aussi.
Restons vigilants.
22:48 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : !internet, démocratie, blogs, générations engagées
15.11.2008
Le parti libre
Le titre de cette note ne parle peut-être qu’aux initiés. Pourtant, il reprend le slogan adopté par l’UDF lors de son congrès de janvier 2006, à Lyon, lorsque sous la neige et les quolibets ce parti pris la voie de l’indépendance. Ceci nous amena d’abord au vote de la censure au Gouvernement De Villepin, puis à la campagne présidentielle de 2007. Une démarche de rassemblement autour du projet d’espoir de François Bayrou, capable d’attirer à lui Les Gracques comme Azouz Begag ou François Goulard, et, dit-on, même Martine Aubry. L’addition toujours la soustraction jamais, le dépassement risqué des vieux clivages plutôt qu’un confortable repli sur soi. Le choix de la vérité humaniste plutôt que les chimères d’une social-démocratie renouvelée. Une famille politique unie sur l’essentiel, suffisamment consciente d’elle-même pour laisser à ses élus la liberté de vote.
C’est sur cette base que s’est constitué le Mouvement Démocrate, force de dialogue avec la société pour poursuivre le renouvellement de la politique française. Un dialogue n’est pas un monologue, c’est un échange, et être un parti libre, car ce slogan s’applique plus que jamais également au Mouvement Démocrate, c’est pouvoir travailler pour chaque citoyen, en discutant avec chacun. Etre un parti libre c’est considérer que les vieilles alliances ne sont pas automatiques, mais que des positions nationales ne justifient pas des oppositions locales. La politique locale a ses enjeux, que l’on ne peut déconnecter du reste bien entendu, mais qui doivent prendre en compte des communautés de valeurs et de projets. Si les vieilles alliances sont à réexaminer, leur rupture ne se justifie pas si les politiques publiques locales menées dans leur cadre sont efficaces.
Un parti libre, c’est un parti de militants, qui est riche de ses élus, qui en font une force responsable de l’avenir du pays. C’est un parti où les élus sont libres de représenter leurs concitoyens, et non simplement les militants, bien sûr dans le respect d’une discipline nécessaire.
Je garderai en mémoire ces mots de François Bayrou, qui disait il y a quelques mois, plus d’un an même et pourtant j’ai l’impression que c’était hier : " on ne gouverne pas un pays pour 19%, on ne gouverne pas un pays avec 19% ", parlant ainsi du score de premier tour de Jacques Chirac en 2002. C’est ça la philosophie du parti libre, pour la France comme pour son fonctionnement interne : gouverner pour tous, et non pour les vainqueurs.
Le parti libre, c’est ce Mouvement Démocrate conquérant né de l ‘élection présidentielle de 2007, du meeting du Zénith du 24 mai 2007, du congrès fondateur de décembre 2007 à Villepinte. Je pourrai dire fièrement que j’y étais. Le parti libre, c’est celui qui ambitionne de débuter des 18,7% de François Bayrou le 22 avril 2007, et non des 6 ou 7 % accidentels que l’on décrit, non sans fausse modestie, comme les fondations d’une nouvelle famille politique.
Le parti libre c’est l’acceptation de l’autre dans sa différence, qui fait de notre rassemblement une force. Le parti libre a une ambition : faire de la personne humaine la valeur à l’aune de laquelle toute chose se mesure. Le parti libre, c’est ce que je garde au cœur lorsque le doute et le découragement m’assaillent, ce à quoi je pense quand je recherche une voie politique d’espoir.
22:03 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : udf, mouvement démocrate, parti libre, françois bayrou
14.09.2008
Faire de la politique autrement
Le Mouvement Démocrate s'est construit autour de l'intuition qu'il existait une autre façon de faire de la politique. Belle idée qui mérite d'être définie précisément pour éviter les dérives.
Dans cetteexpression ce qui est problématique c'est le mot "autrement". Cela signifie "différemment". Il s'agiten fait de changer non pas tant les cadres de l'action politique mais son but. Modifier le fonctionnement des partis, le rendre plus démocratique et respectueux des militants, c'est une nécessité, surtout lorsque l'information de masse se développe.
Pourtant il ne faut pas oublier la finalité de la politique: ce n'est pas le bien être des adhérents (et j'en suis un), c'est celui des citoyens. Notre responsabilité est de régler les problèmes de la société, et non d'inventer un parti parfait.
Nous devons regarder la société, et cesser de fixer notre nombril quelque beau qu'il puisse être. Concentrons-nous sur le projet qui permettra l'aternative en 2012, derrière François Bayrou, et ceux qui l'auront rejoint, car nous ne gagnerons pas seuls, nous ne devons pas gagner seuls, pour défendre le pluralisme.
18:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Elections internes
Le 27 septembre, les militants démocrates, quel que soit le département, éliront leurs instances locales. Dans le Rhône, après un printemps mouvementé, deux listes se présentent: Ambition Démocrate, et R Modem. Il se trouve que je suis candidat sur la première. Je ne souhaite néanmoins pas faire campagne sur ce blog donc allez voir les sites, allez aux réunions, participez au débat, votez, prenez en main le destin de notre mouvement départemental.
17:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.05.2008
La république du conseil
Il y a quelques temps, Jean Ludovic Silicani a rendu public son livre blanc sur la fonction publique. Il y a quelques mois, paraissait le ameux Rapport Attali. Il y a quelques années la commission présidée par Bernard Stasi rendait un rapport sur la laicité. Chaque année, en France, d'innombrables rapports sont produits. Certains sont suivis d'effets, d'autres sont suivis d'autres rapports qui reprennent les même conclusion sur le mêmeproblème quelques années après. Aux commissions ad hoc, il faut encore ajouter les comités permanents et autres autorités administratives indépendantes, à la production elle aussi prolifique.
Ceci appelle plusieurs remarques:
Demander l'aide des experts pour analyser une situation, et proposer des solutions, c'est utile. A condition que l'on fasse quelquechose de leurs documents. Ceux -ci n'ont pas pour unique vocation de renforcer la notoriété de leurs auteurs. C'est toute la question du courage politique qui est posée là: comment agir, face aux circonstances, aux impératifs budgétaires ou électoraux?
Mettre en place des comités, des autorités, de hautes autorités (perchées sur l'Olympe ou sur un tabouret, selon leur budget), c'est chercher une décision impartiale, experte. C'est aussi fuir une responsabilité, mettre en cause l'utilité même du politique, qui se voit réduit à un rôle de discussion, alors qu'il doit décider. Certes, dans notre monde complexe, la décision est difficile, mais n'est-ce pas la grandeur de la politique que de s'attaquer aux vrais problèmes?
Le Grenelle de l'Environnement a fait travailler tous les acteurs sur ce sujets, mais les élus auraient dus être associés d'avantage, car sinon, les élections sont inutiles.
De plus en plus la république du conseil transforme notre régime en démocratie de l'apparence, où les élus cherchent le symbole du pouvoir plus que son exercice. Donner le pouvoir aux experts c'est aussi conserver qu'une apparence de démocratie.
17:16 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : république, grenelle, démocratie, conseil



