10.08.2009
Lyon au mois d'août
La chanson d'Aznavour, "Paris au mois d'août", est bien connue. C'est vrai qu'on apprécie cette ville quand les rues sont moins encombrées (de là à dire que j'aime Paris sans les parisiens...). Mais Lyon au mois d'août, c'est aussi une atmosphère différente, surtout si l'on est en vacances. Le calme des rues nous fait encore plus la douceur de vivre dans cette ville. Quelques pas au Parc de la Tête d'Or et la nature est là.
Lyon au mois d'août, se laisse admirer, découvrir, aimer, En fait, Lyon au mois d'août, c'est une occasion d'aller voir des expositions, faire quelques nouveaux restaurants, oublier -un peu- la politique, même si elle ne nous oublie pas.
Toutes les villes sont belles au mois d'août, ce mois est un peu à part. La vie, même quand on travaille, nous paraît ralentie. Un peu comme la performance de l'OL lors de son premier match...
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09.08.2009
Le centrisme, bête noire des démocrates?
Depuis les Européennes (c'était déjà le cas avant, dans une moindre mesure), le grand sport des blogueurs des démocrates est l'introspection.
Pourquoi de tels résultats ?! Quel sens donner à l'échec alors que notre projet est le meilleur ? La France est-elle sarkozyste ?!
Autant de questions sans réponses. Car la raison principale est là sous nos yeux: c'est le centrisme, ou plutôt les centristes. Comme dans toute crise, on cherche un bouc émissaire, et il est tout trouvé. Remarquez, depuis la création du MoDem, il a porté beaucoup de chapeaux le centriste. Parce que lui, le dinosaure qui a parfois connu l'UDF, il ne peut pas être sincère. Que l'on réfléchisse un peu et l'on verra qu'une telle posture, en plus d'être fausse, n'est pas démocrate. L'esprit de responsabilité doit animer les démocrates, pour constituer une alternative politique crédible.
Bien pire, on véhicule des clichés sur les centristes et le centrisme, sans oublier de récupérer quelques figures du Centre, tel Monnet et Schuman, qui, auréolés de leur prestige historique mérité, sont placés à côté de centristes actuels pour mieux décridibiliser ces derniers.
En écrivant ces lignes je n'éprouve que mépris et consternation. Comment se réclamer de la dynamique de rassemblement voulu par François Bayrou depuis 2007 et ostraciser certains militants ? En quoi un militant peut dire qu'un autre n'est pas démocrate ? En quoi peut-il dire que le centrisme n'est pas démocrate ? Il peut le dire, tout le monde peut dire n'importe quoi, mais ça n'implique pas que ce soit vrai, heureusement.
Je suis centriste et démocrate, et il n'y a pas de problème là dedans, c'est compatible.
Je ne crois pas que la gauche ou la droite aient les réponses aux questions que la société se pose.
Je ne crois pas qu'en opposant deux, trois, visions de la société, ou d'avantage, nous trouverons un chemin pour la France.
Je ne crois pas qu'il y ait d'un côté les Sarkozystes, entendez la Droite (prononcez avec un tremblement dans la voix), et de l'autre l'alternance, une force composée de gens de bonne volonté, prêts à s'unir pour battre Sarkozy en 2012.
Je ne crois pas aux Etats Généraux de l'Opposition, ça s'est fait en 1989 entre le RPR et l'UDF. Ces deux partis ont fini par gagner mais quatre ans après, pas sur un projet, mais sur un rejet, celui des Affaires du PS. Autant dire qu'il était inutile de se réunir en 1989.
Je ne crois pas qu'il soit bon pour un parti de se tourner inévitablement vers un vainqueur pour faire des alliances : à ce titre tourner la tête vers les Verts dès le lendemain des Européennes, sous prétexte qu'ils proposent autre chose que le PS ou l'UMP, et qu'ils ont fait un bon score, n'est pas une démarche politique pertinente. Défendre le développement durable n'implique pas de s'allier avec les Verts, j'ai de multiples exemples pour dire qu'ils ne sont pas les mieux placés pour en parler.
Au contraire, je crois qu'il y aune place pour un projet Démocrate, qui n'oppose pas les bons et les méchants, qui permet le dialogue. En 2012, c'est sans doute mon côté centriste, je souhaite que des gens qui sont sarkozystes aujourd'hui décident de nous rejoindre. Vous me direz que ce sont des opportunistes ? Je répondrai qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Et je n'ai pas signé des pétitions contre les tests ADN pour finir par réclamer des tests de pureté démocrate.
Je crois qu'il faut que plusieurs visions de la société s'affrontent dans le cadre électoral, et qu'ensuite, les élus s'entendent, pour faire vivre le pluralisme au sein du gouvernement. Utopie ? Non, ça se fait, si on le veut. Je ne me bats pas contre l'"Etat UMP" pour construire un "Etat MoDem" demain.
Je crois que la gauche et la droite, même dépassées, existent bel et bien, et que dans un tel paysage politique, si l'on se place au-dessus, on ne peut être qu'au Centre.
Un dernier cliché sur le Centre : le fameux centre mou. Le centre est mou quand il choisit des stratégies électorales non pas en fonction du projet mais de la possibilité d'exister. Le Centre a dans son bilan politique, la construction de la sécurité sociale, le nouveau modèle de l'Après-Guerre, à travers le CNR, l'Europe. Pour bâtir de tels systèmes, il fallait des hommes prêts à franchir leurs frontières, ce ne pouvaient qu'être des centristes. Et ils étaient démocrates.
Il y a quelque chose de révoltant dans la dévotion à certaines personnalités du centrisme quand elle s'associe à la caricature et au dénigrement de leur famille politique. On dirait du suicide. Mais pour cela, il faudrait une conscience.
16:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, centre, bayrou
07.08.2009
Le Luberon
Je rentre d'une semaine dans le Luberon. Pas facile de se défaire des clichés. D'abord parce que, c'est vrai, cette région est magnifique. Parce que les villages perchés sont tous uniques. Parce que j'ai toujours aimé le contraste, voir un bar lounge à côté d'un lavoir, c'est surprenant, mais aussi sympathique. Par certains côtés, le Luberon, c'est le 6e arrondissement parisien transposé en Provence. Un peu de Saint Germain des Prés au milieu des champs de Lavande. Quelques cars de touristes, mais aussi quelques Maseratis...
Surfait? Non, ou alors dans certains endroits peut-être. Repaire d'une partie de notre intelligentsia Bobo, il faut, pour mieux l'apprécier, s'arrêter quelques instants. Il n'est pas besoin de réfléchir longtemps pour savoir ce qui a poussé Camus, Bosco, et tant d'autres à s'y établir. Une ambiance particulière fait que l'envie d'écrire vient très rapidement, et pour ne pas y succomber, il faut toute la force des vacances.
Une grande envie d'y retourner...
11:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.07.2009
Décès de Francisque Collomb
Francisque Collomb est décédé hier à près de 99 ans. Maire de Lyon de 1976 à 1989, il a contribué à faire changer la ville. Dans un autre style, plus polissé, moins bétonneur que son prédécesseur Louis Pradel. Dans un style moins flamboyant que son successeur Michel Noir. Lentement, mais sûrement, il a marqué la ville. Gare de La Part Dieu, continuation du Métro, Eurexpo, Institut Lumière, Pont Winston Churchill, démarrage du quartier de Gerland, venue d'Interpol, impulsion de la Cité Internationale: autant de réalisations qui ont vu le jour ou débuté sous ses mandats. Francisque Collomb (sans rapport familial avec Gérard Collomb), fut aussi sénateur du Rhône de 1968 à 1995, dans le groupe Union Centriste.
Discret, peu connu, peu reconnu, il mérite notre respect.
09:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lyon
21.07.2009
Sécurité et Liberté
(Article écrit pour le blog Générations engagées)
Sécurité et Liberté, c’est le nom d’une loi de 1981, qui avait fait débat en son temps. Vingt-huit ans la sépare de notre été 2009, et pourtant, la question demeure centrale.
Il existe tant de lois sur la sécurité que l’on ne pourrait les énumérer ici. Surtout, ces dernières années, le phénomène s’est accéléré qui conduit à voter une nouvelle lois alors que la précédente n’a pas encore été évaluée, ou plus simplement, mise en application.
Le discours commun consiste à dire que la sécurité est la première des libertés. Il est vrai qu’être libre de ses allers et venues est un progrès tout relatif si l’on risque l’agression à chaque coin de rue. Pour autant, l’exigence de sécurité tourne parfois à l’obsession, et à la manipulation politicienne.
Que peut faire une politique démocrate pour garantir la sécurité et les libertés ?
Car c’est bien la question de l’équilibre entre les deux qui se posent. Une répression forte règle les problèmes, au moins temporairement, mais en crée d’autres. Elle produit des bavures, d’un climat d’impunité des forces de l’ordre, une logique de performance qui peut conduire à des arrestations arbitraires. Mais ne rien faire de peur d’attenter aux libertés serait au final contre-productif pour celles-ci.
Alors, si l’on raisonne en démocrate, c'est-à-dire en remettant l’Homme, la personne, au cœur du système on s’aperçoit que la liberté est une condition fondamentale de l’épanouissement de l’individu, tant sur le point de vue politique, social, moral, qu’économique. Si l’on regarde maintenant la sécurité, on voit qu’elle ne concerne pas simplement les attaques, les vols… La sécurité c’est un ensemble, c’est ce qui fait que l’Homme se sent libre d’exprimer sa liberté, sans risquer autre chose que ce qu’il met au départ. La sécurité, c’est donc également une question économique et sociale.
On ne peut penser la sécurité sans voir que les agents économiques, dans l’échange, ont besoin d’un socle. L’échange, même libre, ne peut pas réellement s’épanouir dans le vide immaculé du marché sans bornes, tout comme il ne peut pas se développer dans une société engoncée.
On ne peut penser la sécurité sans voir que l’angoisse de la mort et de la maladie peuvent priver la société de ses meilleures énergies, et qu’à ce titre, il est légitime de mettre en place un système de sécurité sociale non pour annihiler la responsabilité individuelle, mais pour garantir une bouée de secours en cas d’accident de la vie.
Le mirage de la liberté absolue, ce monde où chacun ferait ce qu’il veut sans nuire à autrui, n’a pas de chances de se réaliser.
En même temps, une société ultra sécuritaire, quelque soit le domaine, est invivable. Une trop grande sécurité socio économique conduit à la création de monopoles et de privilèges, pas toujours justifiés ni efficaces. En matière délinquance, la société ultra sécuritaire abouti à un verrouillage qui est la négation de la liberté et de la responsabilité individuelles. Un exemple, les arrêtés de couvre-feu. N’est-il pas terrible que les pouvoirs publics en viennent là alors que c’est d’abord aux familles d’empêcher les jeunes de sortir le soir ?
On touche là un dernier point essentiel dans l’analyse des politiques de sécurité : le contexte social. Il n’excuse rien, il ne justifie rien. Il permet toutefois de comprendre. Une politique démocrate en matière de sécurité, doit prendre l’Homme dans sa globalité : sanctionner réellement l’acte, mais essayer d’en comprendre les raisons, afin de les prévenir.
Surtout, un politique démocrate doit avant tout se garder de généraliser ce qui n’est qu’une somme de comportements individuels.
14:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité, liberté, démocrate



