23/11/2010

Impression d'une chute?

Après quelques essais de "blogging" politique simple et intermittent, je me suis dit qu'il fallait changer. Les notes militantes, les chroniques de la vie interne, ce n'est pas adapté à la crise que traverse le pays et le monde, et ça ne correspond plus à ce que je veux faire. Il faut, avant de pouvoir proposer, faire le bon constat. Et ce sera long.

Le point de départ de cette prise de conscience du réel, ce ne peut être qu'un cliché, un instantanné, un cliché de la société d'aujourd'hui. Un postulat qu'il nous appartiendra d'infirmer, ou de confirmer.

Face à la crise économique et financière que nous traversons, c'est plus qu'une crise politique que révèlent chaque jour les scandales, les articles de presse, les manifestations. C'est une crise de société, une crise morale. Ce discours n'a rien de nouveau, il renvoie à un débat ancien et récurrent: le déclin.

Ce sera le sujet de ce blog.

 

Prochaine étape: "Impressions d'une chute: pourquoi?"

00:52 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : politique, blog, crise, déclin

10/04/2010

La liberté de la presse

Grand sujet que la liberté de la presse. Une des bases de la démocratie. Une des premières grandes lois républicaines (1881). Pourtant, et cela même en France, depuis quelques temps, la presse est malmenée par tous les bords politiques.

 

Qu’il est loin le temps de 2007, où François Bayrou, dénonçant les collusions entre journalistes et groupes financiers liés au monde politique, souhaitait une séparation claire, afin de protéger les journalistes. Aujourd’hui, chacun s’accorde pour dire que les journalistes sont devenus le fardeau d’une démocratie qui n’est plus qu’un vague rêve échappé des brumes d’un café germanopratin. C’est triste.

 

La rumeur sur les relations extraconjugales de Carla Bruni a causé un déferlement, contre Internet, contre les journaux étrangers, contre le traitement de la rumeur par les journaux français, et pire l’idée d’un complot, émise par un conseiller présidentiel ne sont pas de nature a améliorer le rapport des français avec leur presse.

 

 

A gauche, Jean Luc Melenchon, en humiliant un étudiant en journalisme sur le mode " tous pourris ", a montré un mépris sans égal pour ce qui fait l’essence même de la démocratie, et de ce qu’en France nous appelons République, dont il se présente pourtant comme un défenseur acharné.

 

 

En fait, les journalistes sont critiqués pour leur prétendu manque d’objectivité dès qu’ils vont contre l’intérêt de celui qui parle. Mais il n’appartient pas au journaliste de verser dans le publireportage. Il n’est pas là pour dire ce que l’on veut entendre. La liberté de la presse est une valeur exigeante, pour les journalistes, pour le public, pour les acteurs politiques.

 

 

A ce titre, n’est - il pas troublant qu’un parti, le mien, qui se veut démocrate, à la pointe de la lutte pour cette liberté dès qu’elle était menacée par le pouvoir politique en place, se perde de nos jours dans des discours convenus et populistes sur le complot des médias ? Ils n’aimeraient plus ce parti et relaieraient ses faiblesses et dissensions dans le seul but de l’affaiblir. Vieille rengaine entonnée par les partis à la dérive, en difficulté, et plus grave, par les extrêmes.

 

 

Tout cela n’est pas sérieux, et les Français, qui ne sont pas les bœufs que d’aucuns se plaisent à croire, le diront.

28/03/2010

Les frontières du centre

Combien d'erreurs faudra-t-il commettre? Combien de générations faudra-t-il sacrifier pour que ceux qui pensent la même chose se retrouvent?

Petite revue de la situation:

Il y a ceux qui veulent faire de la politique autrement, mais se comportent comme des staliniens, en glorifiant dans les discours le rassemblement, et en pratiquant l'exclusion comme un rite de purification dans un délire quasi messianique, où la seule affirmation de la volonté suffirait à convaincre. Les résultats parlent d'eux-même.

Il y a ceux qui veulent suivre à tout prix l'action gouvernementale, sans discernement.

Il y a ceux qui travaillent, seuls pour essayer de faire vivre quelque chose qui ressemble aux idées de 2007, non pas en termes d'organisation, mais de projets, d'idées pour régler les problèmes de nos concitoyens.

Il ya ceux que la politique actuelle désespère, parce qu'aucune formation n'a le courage de défendre fortement le projet d'espoir de 2007, et qui se tiennent en dehors des partis. Victimes de leur idéal, on les dépeint comme des traîtres.

Qui peut vraiment agir pour que cette dernière catégorie, celle qui comprend le plus de militants actifs de l'élan de 2007, reprenne goût pour la politique?

15/03/2010

Les rats et les mulots

Un parti, mon parti, a fait 4,2% aux élections régionales, alors que l’abstention est en moyenne de 53. 64%. 4,2% de 46% de votants. Un échec, une baffe, un drame. Je cherche dans les différentes batailles de l’histoire de France, je ne trouve aucun nom de défaite assez fort.

 

Mais tout va bien, il faut garder l’espoir, on va reconstruire, nous dit-on.

 

Tout va bien. Déjà, dans l’ombre (ou dans la lumière des préfectures, vu la situation, on ne se gêne plus), les couteaux s’aiguisent. Les Fouquier-Tinville d’opérette se préparent, affutent leurs arguments. Les petits ouvriers se mettent à construire l’échafaud d’où sortira la pureté démocrate. Parés de leur vertu de militants convaincus par eux même à défaut de pouvoir convaincre les électeurs, de jeunes et moins jeunes Robespierre s’apprêtent à purger.

 

Chacun s’imagine, en Machiavel de caniveau, qu’il va pouvoir reprendre une fédération, s’investir au national, changer les choses, ou plus prosaïquement prendre du galon.

 

Bien sûr, disent-ils, ils n’ont pas tort, ils ont raison, l’Histoire le montrera.

 

En tout cas, cette histoire, avec un petit h, de rats qui se battent contre des mulots, de médiocres qui luttent contre des guignols, ce n’est plus celle du projet d’espoir de 2007.

02/03/2010

Polémique et politique

Lire les journaux est devenu une corvée. Surfer sur Internet aussi. Et ne parlons ni de la radio ni de la télévision. En tout cas pour celui qui aime la politique, celle des projets, des visions, des idées, des équipes. 

La campagne régionale n'est que calomnie, petits coups médiatiques, complots sans intérêt. On en connait tous, quand on fait de la politique, des gens qui frémissent de plaisir au seul mot "complot". Mais  peut-on vraiement intéresser les gens avec de telles pratiques. Faut-il s'étonner que l'abstention augmente? Peut-on même regretter la reconduction des sortants?

Non, car  la classe politique (le mot classe est sans doute usurpé dans ce cas, quel qu'en soit le sens) n'est jamais audible lorsqu'elle s'intéresse à elle seule. Lorsque la compétition politique tourne à l'affrontement de cour de récréation, le citoyen s'en détourne, et ne fait plus attention aux idées que chacun porte.

Avec les meilleures idées du monde, quelqu'un qui ne pense qu'à l'interne, quelqu'un qui joue à "l'apparatchik", ne sera jamais un grand politique, un homme ou une femme dont la vision convainct. Dans ces cas-là, la vision disparait derrière l'écran de fumée opaque de la conspiration. C'est alors que les grands desseins meurent d'être livrés aux petits esprits.

Puissions-nous échapper à ces travers.

12:49 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : politique