11.02.2008
De la difficulté de faire de la politique autrement.
Changer la politique. Tel était, lors de sa présentation, l'une des principales ambitions du Mouvement Démocrate. A l'heure où les citoyens se méfient des vaines promesses et des élus qui les tiennent, dans un monde qui a plus que jamais besoin de politiques responsables, c'était un défi à relever. Au moment où s'accélère la campagne municipales, faire un lpremier bilan s'avère délicat. Un parti qui souhaite entamer le chantier titanesque de la rénovation peut-il attendre six mois pour se concrétiser, entre l'annonce de sa création, et son congrès fondateur?
Non. Parce que pendant ce temps les citoyens réfléchissent, attendent, et sont déçus de ne rien voir venir. Parce que c'est le meilleur moyen de voir se constituer des petits groupes motivés, sûrs de réprésenter un Modem dont personne ne sait encore à quoi il va ressembler, prêts à préempter les places disponibles, contre des caciques dépassés par une vague de nouveaux militants exigeants car convaincus. Parce que le vide, le désert, est médiatiquement difficile à rattrapper. Voilà pourquoi il a été si difficile, selon moi, de faire démarrer la machine. A ceci s'ajoute un manque de clarté sur la ligne politique.
Indépendance et renouveau furent les grandes lignes. Mais si ces éléments sont nécessaires pour constituer une alternative crédible, ils n'en forment pas pour autant le squelette. Ue ligne c'est une pensée claire, connue de tous, sur les grand sujets politiques, nationaux ou locaux. Pas une idéologie, mais à tout le moins une direction. Quand on ouvre les portes du musée, mieux vaut indiquer le sens de la visite. Rien d'étonnant que dans la désorganisation, des lignes multiples se soient crées. Au Modem, on pourrait dire que la nature a horreur du vide: si la direction ne fait rien, les militants s'en chargent. C'est très bien, car ça témoigne d'un réactivité certine. Mais cela devient délicat s'il n ya aucune réelle coordination des initiatives.
Alors, on a organisé un congrès fondateurs, pour accoucher le Modem, réaliser une sorte de catharsis, en finir avec les mauvais démons. Mieux vaut ne pas trop critiquer son déroulement, ou ne pas tirer sur une ambulance.
Alors, on a organisé une élection interne, pour le Conseil National. On expliqué aux adhérents qu'il fallait qu'ils participent, mais là encore l'ambulance est tombée en panne.
Puis est venu le moment des investitures. Nous devions faire de la politique autrement. Plus d'arrangements. Des listes indépendantes partout où c'est possible (c'est bien ainsi que le plus haut niveau l'a présenté, sans jamais parler d'indépendance partout et toujours). De coups bas en renoncements, le flou s'est installé. Je trouve essentiel de faire un parti qui travaille sur des majorités locales, qui refuse l'alliance systématique avec un camp. Pour un intérêt national, le Modem fait des alliances dans certaines grandes villes, où cela aurait été facile de présenter des listes indépendantes. Pour des raisons de symbolique nationale, il fait différemment ailleurs. Mais partout, on retrouve des militants Modem sur différentes listes opposées.
On me dira que ceux qui sont hors de la liste investie sont hors du parti. Pourquoi n'en partent-ils pas? Qu'ont-ils à gagner à rester au Modem, petit parti en construction, si ce sont des opportunistes en quête de place (quelle place peut-on raisonnablement envisageavec une étiquette Modem?)? Rien, je crois qu'il s'agit de désaccords sur la ligne locale, mais en aucun cas de refus de la ligne nationale "les élections municipales se règlent au niveau local".
Enfin je voudrais évoquer une autre question : qu'est-ce que faire de la politique autrement? Ou, reformulée, "faire de politique autrement" est-il un argument pour en faire de manière traditionnelle? L'avenir nous le dira, mais la volonté, souvent affichée de faire émerger une nouvelle génération me fait peur. Je la partage évidemment, mais il y a comme une odeur bizarre, la sensation qu'il ne s'agit pas seulement de permettre à de nouvelles têtes d'émerger, mais de couper celles qui dépassent, chez les plus vieux ou les plus jeunes. Il n'est pas question de troquer la domination des quin,quagénaires et des sexagénaires contre l'alliance des trentenaires et des quadragénaires. La frustration étant mauvaise conseillère en politique, il me semble important que tout le monde se rassemble.
Bon courage à tous les démocrates engagés dans les municipales et les cantonales.
(Un incident technique ou ma méconnaissance informatique fait que la fin de ma note est plus un résumé de ce que je voulais dire.)
18:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : modem, élections, politique
18.01.2008
Principe à sauver
Pendant que les démocrates s'interrogent sur eux-mêmes, parfois un peu violemment, des menances autrment plus garves pèsent sur notre pays.
La laîcité est unn principe essentiel de notre république, unn principe fondateur inscrit dans notre Constitution. Elle est issue d'un processus historique, par essence même complexe dont le point d'orgue fut le vote de la loi de séparation des églises et de l'Etat. Fruit d'un combat anticlérical visant à ramener la religion dans la sphère privée, ce texte demeure équilibré, car voté de manière à rassembler le maximum de républicains de toutes tendances, contrre les excès de l'extrême gauche et ceux de l'extrême droite, unies contre ce texte, pour des raisons toute fois opposées.
La République, si chère à Henri Guaino et Nicolas Sarkozy, celle de Blum et de Jaurès, tellement galvaudée pendant la présidentielle, ne nie pas le droit de croire ou de ne pas croire, elle n'instaure pas un combat contre les religions, elle a simplemnt pour vocation de réunir les citoyens sans les distinguer sur des critères religieux.
Or, par ses discours de Latran et de Riyad, le Président de la République porte atteinte à ces principes de tolérances. En affirmant que les origines de la France sont essentiellement chrétiennes, il commet non seulement une erreur historique, mais aussi une faute politique considérable. La France a certes un héritage chrétien, mais elle tire sa légitimité d'une histoire beacoup plus ancienne, que la simple question religieuse ne saurait résumer. De plus, la France a érigé comme une spécificité un amour de la raison, qui n'exclue nullement le spirituel (Pascal fut mathématicien mais aussi janséniste), mais qui nous impose de regarder l'autre pour ce qu'il est en tant que personne humaine, dotée de droits à valeur universelle. L'identité relgieuse ne doit pas avoir de conséquences politiques.
Quand le Président de la République affirme que ce qui gênant dans la religion c'est son utilisation politique à des fins négatives (ce n'est pas le terme exact, je livre ici un décryptage du discours), cela signifie qu'il y a un usage politique positif de la religion. Une telle affirmation est contraire à notre laicité.
Ensuite, parler d'une laicité positive, comme il le fait, n'a aucun sens, la laicité est unique, il n'y a pas de négatif, sauf à lui donner une visée politicienne.
Depuis des années, Nicolas Sarkozy parle régulièrement de remettre au goût du jour la loi de 1905, pour faire face notamment au financement des mosquées. La loi est assez souple pour le permettre sans la modifier.
Enfin, dernier point que j'ai appris aujourd'hui, il souhaiterait que les religions soient représe,tées au Conseil Economique Et Social. Cette instance méconnue est consultée sur de nombeux projets gouvernementaucx, et ses rapports sont à l'origine de réformes dans différents dommaines, souvent plusieurs années après leur publication, s'ils n'ont pas été complètement enterrés. Ceci signifie que les relgieux viendraient s'immiscer dans un travail de réflexion politique, du seul fait de leur religion, qu'ils représenteraient dans cette instance. Outre les questions techniques relative à leur nomination ouleur élection, c'est là une atteinte manifeste à notre pacte fondateur.
Le projet démocrate vise avant tout à dépasser des clivages politiques, pour réunir des forces autour de réformes ou de principes essentiels. La défense de la laicité en est un. C'est une vision de la France qui est attaquée, celle qui conduit à ce tryptique sur le fronton des bâtiments officiels:"Liberté Egalité Fraternité".
(le tréma sur laicité manque c'est un problème technique.)
18:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Reprise
Tout d'abord Bonne Année à tous!
Résolution pour 2008: ne plus donner d'objectifs pour la tenue à jour du blog.
Je ne parlerai pas des élections municipales lyonnaises, si ce n'est pour dire que nous présenterons une liste démocrate à Lyon, sous la conduite de Christophe Geourjeon. Et c'est une bonne nouvelle pour faire exister le Mouvement Démocrate dans une ville profondément modérée.
18:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.12.2007
Congrès fondateur
Le Mouvement Démocrate est né. L'UDF a adhéré. Tout est en ordre de marche. Il serait trop long de faire un compte rendu de ces journées historiques. Le débat a eu une place centrale. Elus et militants se sont exprimés. Les statuts ont été amendés et votés, les chartes éthique et de valeurs aussi. Mais les travaux étaient aussi ouverts sur l'extérieur (banlieues, développement durable, économie et pouvoir d'achat, presse et pluralisme), avec des intervenants extérieurs.
Nous étions des milliers, nous serons des millions. Nous baissions la tête, nous la relevons. Plus jamais nous ne nous excuserons de ne pas être dans un troupeau de requins. Notre maison est bâtie, faisons entrer plus de monde, faisons la vivre. Un commando, une maison, pour construire des victoires, et réformer la France. Renouvelons les visages.
13:40 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
28.11.2007
Contrastes
(Lundi soir a eu lieu un des débats dans le cadre des mprimaires du Mouvement Démocrate à Lyon, pour les municipales. Je passerai vite sur cette soirée qui ne restera pas très mémorable, parce que cette situation est ridicule.)
Des livres partent en fumée.
C'est autrment plus grave que les primaires, car le livre c'est le savoir, c'est l'avenir.
Depuis quelques jours, Villiers-Le-Bel est le théâtre d'événements violents. Je ne sais pas pourquoi ni comment sont morts les deux jeunes Moushin et Larami. La mort est toujours un drame. A mon sens cele ne justifie pas les violences, et les familles demandent d'ailleurs le calme.
Je m'interroge seulement sur les solutions à apporter à ces problèmes. Des gens brûlent des voitures, un centre de formation, une bibliothèque. Des outils pour sortir de la misère, de l'exclusion. Cela ressemble à une pulsion suicidaire, à un message d'alerte. Bien sûr, quelles qu'en soient les motivations, ce n'est pas acceptable, car les premières victimes sont les jeunes du quartier. Mais cela demande de l'écoute, du respect. L'angélisme qui tend à tout excuser au nom des difficultés sociales, tout comme la répression, ont été inefficaces. Passons à autre chose. Ecoutons-nous.
00:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



