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28.11.2007

Contrastes

(Lundi soir a eu lieu un des débats dans le cadre des mprimaires du Mouvement Démocrate à Lyon, pour les municipales. Je passerai vite sur cette soirée qui ne restera pas très mémorable, parce que cette situation est ridicule.)

 

Des livres partent en fumée.

C'est autrment plus grave que les primaires, car le livre c'est le savoir, c'est l'avenir.

Depuis quelques jours, Villiers-Le-Bel est le théâtre d'événements violents. Je ne sais pas pourquoi ni comment sont morts les deux jeunes Moushin et Larami. La mort est toujours un drame. A mon sens cele ne justifie pas les violences, et les familles demandent d'ailleurs le calme.

Je m'interroge seulement sur les solutions à apporter à ces problèmes. Des gens brûlent des voitures, un centre de formation, une bibliothèque. Des outils pour sortir de la misère, de l'exclusion. Cela ressemble à une pulsion suicidaire, à un message d'alerte. Bien sûr, quelles qu'en soient les motivations, ce n'est pas acceptable, car les premières victimes sont les jeunes du quartier. Mais cela demande de l'écoute, du respect. L'angélisme qui tend à tout excuser au nom des difficultés sociales, tout comme la répression, ont été inefficaces. Passons à autre chose. Ecoutons-nous. 

25.11.2007

Le cumul des mandats

C'est un sujet si souvent débattu et dénoncé qu'il n'y pas grand chose de nouveau à dire. Je voudrais juste évoquer ma position. On entend dire que le cumul mandat représentatif national/mandat exéuctif local est utile, pour que les parlementaires aient une vision globale des problèmes une approche plus en cohérence avec le terrain. Pourtant lorsque l'on vote, et surtout que l'on réclame, plusieurs lois sur la récidive, les chiens dangereux, en quelques années, de quoi s'aigt-il? Prise en compte des problèmes quotidiens des citoyens, ou bavardage législatif inutile et populiste? Si les lois existantes sont insuffisantes, c'est que le législateur initial a mal fait son travail (peut-être retenu par un problème local à l'époque). Dans le cas contraire, alors la loi est bavarde, non normatrice, comme le dénonçait Pierre Mazeaud, l'ancien Président du Conseil Constitutionnel.

Une autre raison du cumul serait la volonté de faire passer auprès du gouvernement les préoccupations locales. Outre que cela contrevient au principe de la représentation nationale, je vois mal comment un parlementaire d'opposition se fera mieux entendre grâce à son mandat local.

Le non cumul ne doit pas non plus être vu de manière trop stricte. On peut imaginer qu'un parlementaire soit membre d'une assemblée délibarantte locale, au moins pendant une phase transitoire.Ensuite, une interdiciton du cumul des mandats total devrait être décidée.

 

Certes,comme l'a dit François Bayrou au Café Démocrate le 14 novembre, on ne joue pas au football avec les règles du rugby. Mais cette leçon de réalisme ne doit poas nous empêcher de militer pour le non cumul, et pourquoi pas de montrer l'exemple, pour nous différencier des autres formationspolitique, et ainsi convaincre plus d'électeurs, de citoyens. 

 

Voilà pourquoi j'ai signé et je vous invite à signer cette pétition contre le cumul des mandats:

 

 http://www.oeuvrer.org/index.php?petition=1&signe=oui

23.11.2007

Impressions démocrates.

Un espoir 

 

Il y a huits jours,François Bayrou s'est rendu au Café Démocrate, à L'Imprévu, dans le XIVe arrondissement, invité par Quitterie Delmas. J'avais accepté d'inaugurer le "live blogging" (compte rendu en direct sur le blog Les Jeunes Libres). Ce fut une expérience intéressante, et je remercie encore mes amies Quitterie Delmas et Virginie Votier, qui m'ont fait confiance. Tout retenir, synthétiser, observer la salle, gérer les interruptions de connexions, autant de défis motivants. De cette soirée, je retiendrai plusieurs choses: la bonne forme de François Bayrou, le dynamisme des militants et des sympathisants, les avancées concernant la démocratie interne, l'ambiance chaleureuse.

  La soirée s'est terminée tôt le matin (4h30-5h pour les derniers survivants), l'occasion de tirer un bilan. Certes de réels progrès ont été annoncés, mais la vigilance doit être de rigueur. Tout cela nous motive pour aller plus loin.

 

Quelques inquiétudes

En m'engageant dans un parti politique, en 2003, et en choisissant l'UDF, pouis aujourd'hui le Mouvement Démocrate, je savais que je ne faisais mpas le choix de la facilité. Les élections successives me l'ont montré (perte de la Région Rhône-Alpes, Non au référendum, défaite d'Anne Marie Comparini aux législatives de 2007, après celle de François Bayrou au premier tour des Présidentielles). Pourtant, la motivation reste. C'est cela que l'on doit appeler la passion de l'engagement.

Mais actuellement, je suis consterné. A la vivacité des débats, que ce soit au Café Démocrate, dans les fédérations ou sur Internet autour des statuts, se greffent des tensions, des manoeuvres, qui ne ressemblent en rien aux nouvelles méthodes que défend le Mouvement Démocrate. Ceci n'est pas que le fait d'anciens, d'historiques, c'est le fait de nombreuses personnes, qui ont peur de la nouveauté, ou qui tente de récupérer un espoir né au printemps.

 

A Lyon, la situation est emblématique. Considérée comme une ville à fort potentiel pour notre famille politique, elle voit s'affronter non pas des visions de la ville, mais des clans, dont la formation a été hasardeuse, sans ligne directrice. Chacun accuse l'autre de manoeuvrer, de vouloir vendre le Parti à Gérard Collomb ou Dominique Perben. Certains le font par pressez interposée, car il est vrai que le parti se grandit à montrer ces querelles! Plus sérieusement, outre que ces événements nous conduisent dans une impasse pour les élections municipales de 2008, ils créent des fractures durables j'en ai peur. Un mouvement de citoyens actifs? Allons, tout se déroule dans les couloirs entre initiés! A lyon, grâce au travail des Jeunes en particulier, les nouveaux et les anciens militants ont fait un bon travail, et il serait dommage que l'entente se brise.

Dans les deux camps, il y a des gens que j'estime, qui ont sur bien des sujets des positions similaires. Alors j'espère simplement qu'une fois l'investiture accordée, chacun retrouvera son calme.

 

Quant à Paris, le départ annoncé par le journaux de Jean-Marie Cavada laissera un vide, mais je sais que les militants parisiens se battront pour porter haut les couleurs Démocrates.

L'un des thèmes de campagnes de François Bayrou était le rassemblement. Je me demande comment convaincre les français quand on ne réussit pas à se rassembler entre nous.

 

J'espère que le Congrès de Villepinte sera l'occasion de faire disparaître les divergences.

Reprise

Ayant plus de temps en ce moment, j'ai décidé d'écrire des notes de manière plus soutenue, soit, et j'espère m'y tenir, tous les deux jours.

02.11.2007

Mouvement Démocrate: regardons vers l'extérieur

 

Depuis l’annonce par François Bayrou de la création du Mouvement Démocrate, il y a quelques mois, le débat interne s’est développé dans cette nouvelle famille politique. Charte éthique, valeurs, statuts, l’été a été riche de discussions, dans les fédérations, ou dans des structures nées de cette volonté de participation militante (Modem 4.0, Cafés Démocrates). A Seignosse, la déception a pu se faire sentir face à ce que certains ont compris comme une volonté d’imposer des textes venus d’en haut. Dès lors, c’est une sorte de combat en reconnaissance du travail accompli par les militants qui s’est enclenché. Les pétitions se sont multipliées, comme celle de Génération Démocrate, afin de défendre l’idée de primaires pour la désignation des candidats, en prévision des prochaines municipales.

Je voudrais faire un petit point sur la situation actuelle du Mouvement, peu avant le Congrès :

  • Ces initiatives montrent un potentiel militant extraordinaire, qu’il faut valoriser, car il sera le moteur de futures conquêtes politiques.
  • La gestion du Mouvement doit incontestablement devenir plus démocratique, sinon les nouveaux militants, venus pour défendre une idée globale de démocratie, dans les partis comme dans la société partiront.
  • Pour autant, il ne faut pas oublier les anciens militants UDF (je crois que je dois m’inclure dans ce groupe, même si je n’ai adhéré qu’en 2003) ni les élus. Bien sûr ceux qui ne veulent absolument pas entendre parler du nouveau chemin que nous avons pris doivent tirer les conséquences de ce désaccord politique. Mais il est important de mieux expliquer, d’assister les autres, pour qu’aucun malentendu ne s’installe. Il est illusoire de croire que tout le monde peut avancer au même rythme et que les militants vont se contenter de quelques discours dans de grands rassemblement que cette révolution idéologique se fera. Travailler, rencontrer, dialoquer, expliquer, voici comment sera accepté ce qui semble être une nouvelle ligne politique.
  • Ces constats étant posés, une autre réalité s’impose : si nous continuons à nous regarder dans le miroir et à pratiquer l’autocritique (nécessaire), notre mouvement perdra toute crédibilité à l’extérieur.
  • Nous allons perdre une énergie considérable dans des luttes internes.
  • La démocratie interne est importante pour défendre efficacement la démocratie en France,, mais elle ne suffit pas.
  • Il nous faut un programme solide, pour répondre aux attentes des français, pour réagir face à l’action du gouvernement du Président.
  • J’ai de nombreux amis qui se passionnent pour la question des primaires et de la démocratie interne (j’avoue que c’est essentiel, mais pourtant j’ai du mal à rentrer dans le débat technique), et je ne veux pas que leur travail soit rendu inutile parce que faute de réflexion, le parti n’est pas en mesure d’être une force de proposition.
  • Regarder vers l’extérieur c’est aussi sur des dossiers spécifiques, montrer que nous pouvons travailler avec des gens de droite ou de gauche. Sur les tests ADN, l’action militante du collectif Sigismond a montré ce savoir-faire. Ne gâchons pas.

Jules Ferry rappelait en son temps au républicains que le premier devoir de ce nouveau régime était de prendre des décisions. La démocratie est selon Habermas, un projet inachevé, un horizon à atteindre. Ne nous braquons pas sur nos problèmes internes, qui trouveront une solution progressive. Prenons conscience que le premier devoir d’un parti politique est de regarder vers l’extérieur, de parler aux français.

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