24.01.2007

La fiscalité, au coeur du débat

Depuis quelques temps, la fiscalité est au coeur de la campagne électorale.

Baisse des impôts contre hausse. Polémique vaine sur l'ISF (après tout je ne vois pas le problème: si un candidat propose d'augementer les impôts et qu'il en paie déjà lui-même du fait de sa richesse, de sa éussite, ça pourrait être un signe d'honnèteté, sauf que là ça vient dans une caophonie que la semaine dernière a illustrée...).

Beaucoup d'arguments avancés comme des évidences, mais peu de réflexion. Je ne vais pas me lancer dans un long développement sur la fiscalité et ses conséquences économiques, car je ne crois pas en avoir la compétence.

En revanche, un certain nombre de questions doivent être soulevées:

Baisser les impôts:  Mais lesquels?!!!!! s'il doit y avoir une baisse, elle doit concerner les impôts les plus injustes et inefficaces économiquement.Paralllèlement: hausse des impôts: il n'est pas nécessaire d'augmenter l'impôt sur le revenu pour augmenter les recettes, il suffit de supprimer lesnombreuses éxonérations, qui en réduisent l'assiette. On pourrait assi parler de la réforme de la fiscalité locale, que la décentralisation et les mutations économiques rendent indispensable. Avec une dette comme celle de la France, je ne crois pas que le redressement des finances publiques passe par des baises d'impôts, au contraire. En même temps la réduction des dépenses, la réforme de l'Etat sont nécessaires.

 Et la TVA?

Depuis longtemps, la TVA est l'objet de débats entre économistes. On nous parle souvent de TVA sociale: celle-ci peut être une bonne idée pour financer la protection sociale. en effet, face au prolème du chômage, financer la nécessaire protection sociale par les seules cotisaitions assises sur le travail parait un lourde erreur. Transférer une part sur la consommation, par la TVA me parait une bonne chose, qui permettrait de plus de limiter la consommation de certains biens polluants.

Et vous, qu'en pensez-vous? Faut-il augmenter, baisser, ou stabiliser les impôts?

Au Revoir L'abbé Pierre

Quelques mots sur l'Abbé Pierre, qui nous a quittés hier.

C'est un grand homme qui est parti, un homme digne de l'hommage national que va lui rendre la France. Il est décédé après avoir fait plus que ce que n'importe lequel d'entre nous pourrait imaginer faire pour les autres durant toute une vie.

 Pour moi, sa vie demeurera le symbole de l'engagement, spirituel religieux, résistant (notamment dans les maquis), politique (n'oublions pas qu'il fut député durant six ans après la  Libération), caritatif enfin. Avec pour seule finalité non pas l'orgueil ou l'ambition, mais le service des autres.

Prenons exemple sur lui, poursuivons son combat à notre échelle, soyons digne de partager la qualité d'être humain.

Au Revoir L'abbé Pierre, et Merci.

15.01.2007

Sarkozy entre Nuremberg et Moscou

Hier , donc Nicolas Sarkozy a été investi officiellement comme le candidat qui bénéficiera "du soutien logistique et financier de l'UMP, à la Porte de Versailles. Les organisateurs prétendent qu'il y avait ente 80000 et 100000 personnes dans le public. La police n'a rien dit, mais il ne faut pas déplaireau patron.

Un score soviétique, 98,%, forcément, quand on s'applique à écarter tous les autres. Ainsi, le PCUS n'est pas mort, il est bien vivant, il s'est exilé en France, non pas Place du Colonel Fabien, mais rue de la Boétie.

Sur la forme, enfin, que dire de cette scène immense, démesurée, avec Nicolas Sarkozy seul derrière un pupitre?

Et à la fin, on fait venir de petits chanteurs. La Jeunesse sarkozyste dès 10 ans?

Tous ces discours, ces apologies du chef, ce public en admiration devant la parole quasi sacré du guide?

Ca ne vous rappelle rien? Moi si, et ça me fait peur.

Bien sûr, il est normal que le candidat bénéficie du soutien des militants, c'est mieux que le doute dans lequel doivent être plongés pas mal de socialistes après la bravitude Ségolène Royal.

Mais, ça me fait peur tout de même, parce qu'avec décor, des idées discutables ont été applaudies.

Le capitaliste c'est celui qui prend des risques, jusque là d'accord, mais avec le discours éternel sur l'assistanat, que doit-on comprendre?

Que ne pas créer son entreprise est un acte de lâcheté? Insulte aux salariés!

Qu'être au chômage, c'est faire preuve d'une coupable fainéantise? Insulte aux chômeurs et aux exclus!

La fonction publique serait selon lui un refuge pour ceux qui ne veulent pas prendre des risques. Insulte aux agents publics!

Avec tout ça, il veut élargir sa base? Un discours de second tour sur l'ouverture nécessaire écrasé  sous les propositions démagogiques de premier tour.

 Les étrangers également sont l'objet de sa méfiance (enfin là c'est un euphémisme).

La Fance va mal selon M. Sarkozy, et les bouc émissaires sont évidents pour lui. Voilà donc la nouvelle anti-France  de M. Sarkozy.

 

Pendant que Ségolène Royal insulte l'intelligence des français, Nicolas Sarkozy insulte la France.

Bayrou à l'offensive

François Bayrou a présenté son site Internet de campagne la semaine dernière. Un bel outil de communication, agréable et pratique, avec des vidéos, des prises de positions, et la possibilité de tout commenter.

Un site qui ne se veut un lieu de débat réel, et pas une vitrine de promotion pseudo-participative. 

Un site de "rencontre" comme il le dit lui-même, parce que la Présidentielle est une la rencontre entre un homme et les français.

Une preuve aussi qu'Internet devient un média à ne pas négliger. On l'a vu pendent la crise du CPE, et lors du référendum sur la Constitution Européenne.

 

 Mais jugez par vous même: www.bayrou.fr

 

Le lendemain, 9 janvier, avaient lieu les voeux à la presse. A cette occasion, François Bayrou a présenté les grands axes de son programme: un état impartial, responsable (et donc économe des deniers publics), la réforme des institutions, la lutte contre la dette, l'indépendance des médias vis -àv-vis des grands groupes industriels.

Pour moi ce dernier point est fondamental.

La liberté de la presse est indispensable à la démocratie, les médias ont le droit de soutenoir tel ou tel candidat.

Mais ils doivent accorder un temps de parole équitable aux autres candidats, comme l'a dit le CSA.

Et surtout ils ne doivent plus appartenir à de grands groupes industriels, qui passent des contrats avec l'Etat, et qui sont tentés d'orienter les lignes éditoriales pour plaire à leur client.

Un grand chantier s'ouvre à nous.

03.01.2007

Meilleurs voeux

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 J'espère que cette année 2007 sera pour vous une belle  heureuse, pleine de surpries réjouissantes, de rencontres enrichissantes.

 Que se soit l'année du renouveau pour la France, avec une politique relégitimée, une démocratie vivante, et surtout des problèmes résolus...

Faites ici un voeu pour cette année: à qui révez vous pour 2007, pour la France, l'Europe, le Monde?

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