15.11.2008

Le parti libre

     Le titre de cette note ne parle peut-être qu’aux initiés. Pourtant, il reprend le slogan adopté par l’UDF lors de son congrès de janvier 2006, à Lyon, lorsque sous la neige et les quolibets ce parti pris la voie de l’indépendance. Ceci nous amena d’abord au vote de la censure au Gouvernement De Villepin, puis à la campagne présidentielle de 2007. Une démarche de rassemblement autour du projet d’espoir de François Bayrou, capable d’attirer à lui Les Gracques comme Azouz Begag ou François Goulard, et, dit-on, même Martine Aubry. L’addition toujours la soustraction jamais, le dépassement risqué des vieux clivages plutôt qu’un confortable repli sur soi. Le choix de la vérité humaniste plutôt que les chimères d’une social-démocratie renouvelée. Une famille politique unie sur l’essentiel, suffisamment consciente d’elle-même pour laisser à ses élus la liberté de vote.

     

     C’est sur cette base que s’est constitué le Mouvement Démocrate, force de dialogue avec la société pour poursuivre le renouvellement de la politique française. Un dialogue n’est pas un monologue, c’est un échange, et être un parti libre, car ce slogan s’applique plus que jamais également au Mouvement Démocrate, c’est pouvoir travailler pour chaque citoyen, en discutant avec chacun. Etre un parti libre c’est considérer que les vieilles alliances ne sont pas automatiques, mais que des positions nationales ne justifient pas des oppositions locales. La politique locale a ses enjeux, que l’on ne peut déconnecter du reste bien entendu, mais qui doivent prendre en compte des communautés de valeurs et de projets. Si les vieilles alliances sont à réexaminer, leur rupture ne se justifie pas si les politiques publiques locales menées dans leur cadre sont efficaces.

 

      Un parti libre, c’est un parti de militants, qui est riche de ses élus, qui en font une force responsable de l’avenir du pays. C’est un parti où les élus sont libres de représenter leurs concitoyens, et non simplement les militants, bien sûr dans le respect d’une discipline nécessaire.

 

      Je garderai en mémoire ces mots de François Bayrou, qui disait il y a quelques mois, plus d’un an même et pourtant j’ai l’impression que c’était hier : " on ne gouverne pas un pays pour 19%, on ne gouverne pas un pays avec 19% ", parlant ainsi du score de premier tour de Jacques Chirac en 2002. C’est ça la philosophie du parti libre, pour la France comme pour son fonctionnement interne : gouverner pour tous, et non pour les vainqueurs.

 

      Le parti libre, c’est ce Mouvement Démocrate conquérant né de l ‘élection présidentielle de 2007, du meeting du Zénith du 24 mai 2007, du congrès fondateur de décembre 2007 à Villepinte. Je pourrai dire fièrement que j’y étais. Le parti libre, c’est celui qui ambitionne de débuter des 18,7% de François Bayrou le 22 avril  2007, et non des 6 ou 7 % accidentels que l’on décrit, non sans fausse modestie, comme les fondations d’une nouvelle famille politique.

 

      Le parti libre c’est l’acceptation de l’autre dans sa différence, qui fait de notre rassemblement une force. Le parti libre a une ambition : faire de la personne humaine la valeur à l’aune de laquelle toute chose se mesure. Le parti libre, c’est ce que je garde au cœur lorsque le doute et le découragement m’assaillent, ce à quoi je pense quand je recherche une voie politique d’espoir.

02.11.2007

Mouvement Démocrate: regardons vers l'extérieur

 

Depuis l’annonce par François Bayrou de la création du Mouvement Démocrate, il y a quelques mois, le débat interne s’est développé dans cette nouvelle famille politique. Charte éthique, valeurs, statuts, l’été a été riche de discussions, dans les fédérations, ou dans des structures nées de cette volonté de participation militante (Modem 4.0, Cafés Démocrates). A Seignosse, la déception a pu se faire sentir face à ce que certains ont compris comme une volonté d’imposer des textes venus d’en haut. Dès lors, c’est une sorte de combat en reconnaissance du travail accompli par les militants qui s’est enclenché. Les pétitions se sont multipliées, comme celle de Génération Démocrate, afin de défendre l’idée de primaires pour la désignation des candidats, en prévision des prochaines municipales.

Je voudrais faire un petit point sur la situation actuelle du Mouvement, peu avant le Congrès :

  • Ces initiatives montrent un potentiel militant extraordinaire, qu’il faut valoriser, car il sera le moteur de futures conquêtes politiques.
  • La gestion du Mouvement doit incontestablement devenir plus démocratique, sinon les nouveaux militants, venus pour défendre une idée globale de démocratie, dans les partis comme dans la société partiront.
  • Pour autant, il ne faut pas oublier les anciens militants UDF (je crois que je dois m’inclure dans ce groupe, même si je n’ai adhéré qu’en 2003) ni les élus. Bien sûr ceux qui ne veulent absolument pas entendre parler du nouveau chemin que nous avons pris doivent tirer les conséquences de ce désaccord politique. Mais il est important de mieux expliquer, d’assister les autres, pour qu’aucun malentendu ne s’installe. Il est illusoire de croire que tout le monde peut avancer au même rythme et que les militants vont se contenter de quelques discours dans de grands rassemblement que cette révolution idéologique se fera. Travailler, rencontrer, dialoquer, expliquer, voici comment sera accepté ce qui semble être une nouvelle ligne politique.
  • Ces constats étant posés, une autre réalité s’impose : si nous continuons à nous regarder dans le miroir et à pratiquer l’autocritique (nécessaire), notre mouvement perdra toute crédibilité à l’extérieur.
  • Nous allons perdre une énergie considérable dans des luttes internes.
  • La démocratie interne est importante pour défendre efficacement la démocratie en France,, mais elle ne suffit pas.
  • Il nous faut un programme solide, pour répondre aux attentes des français, pour réagir face à l’action du gouvernement du Président.
  • J’ai de nombreux amis qui se passionnent pour la question des primaires et de la démocratie interne (j’avoue que c’est essentiel, mais pourtant j’ai du mal à rentrer dans le débat technique), et je ne veux pas que leur travail soit rendu inutile parce que faute de réflexion, le parti n’est pas en mesure d’être une force de proposition.
  • Regarder vers l’extérieur c’est aussi sur des dossiers spécifiques, montrer que nous pouvons travailler avec des gens de droite ou de gauche. Sur les tests ADN, l’action militante du collectif Sigismond a montré ce savoir-faire. Ne gâchons pas.

Jules Ferry rappelait en son temps au républicains que le premier devoir de ce nouveau régime était de prendre des décisions. La démocratie est selon Habermas, un projet inachevé, un horizon à atteindre. Ne nous braquons pas sur nos problèmes internes, qui trouveront une solution progressive. Prenons conscience que le premier devoir d’un parti politique est de regarder vers l’extérieur, de parler aux français.

18.03.2007

La nouvelle génération en marche

Il y a des rencontres décisives en politique. Au cours d'une campagne interne chez les Jeunes UDF j'ai rencontré Quitterie Delmas. A l'issue de cette grande aventure collective Quitterie a lancé un blog, en lien ici sur la gauche. un lieu d'expression, de débats sur les médias la politique la démocratie, avec sa complice Virginie Votier.

Régulièrement,une éuipe soudée et qui grandit chaque jour un peu plus tracte sur les marchés du XIIIe arrondissement de Paris pour François Bayrou.

J'ai assisté à un colloque au Sénat sur Internet et la Présidentielle, dans lequel Quitterie intervenait, voici un lien pour vous faire partager ce grand moment.

 Ca peut paraître bizarre, de faire un note comme celle-ci, mais parfoisc'est bien de montrer que la politique ce n'est pas qu'un combat, mais aussi une somme de belles rencontres.

Je n'oublie pas non plus mes autres amis des Jeunes UDF, notamment tous ceux du Rhône, qui se reconnaîtront.

http://www.clubsenat.fr/edemocratie/index.php?subaction=c...

 

A bientôt les Jeunes Libres