04.05.2007

Dimanche 6 mai 2007 le choix

Je voterai Ségolène Royal.

Pour conserver le pluralisme, les libertés, la solidarité en France.

Je passerai la soirée électorale à la République des Blogs, pour discuter avec des gens de tous horizons.

 

03.05.2007

Un débat sans gloire, mais intéressant

Ce soir a eu lieu le débat pour le deuxième tour del'élection présidentielle. Sur le fonds, je n'ai pas trouvé ça très pertinent: détails chiffrés, et souvent faux, polémique sans intérêt, renvois sur François Hollande, qui n'a rien à faire ici.

Mais j'ai trouvé Ségolène Royal moins mauvaise que ce à quoi je m'attendais, et Nicolas Sarkozy, qui n'a pas perdu ses nerfs, guère sûr de lui.

Mon choix était fait bien avant ce débat, il n'a pas changé.

Dimanche, c'est immobilisme ou régression.

Merci à François Bayrou de nous laisser libres, face à notre conscience.

26.03.2007

Une certaine idée de la France

On patauge, on patauge dans le grand marécage de l'identité nationale. On s'embourbe. Alors voici ma petite pierre à l'édifice, en quelques phrases, en espérant relever le niveau.

L'identité nationale, ce ne sont pas des murailles aux frontières de la France, pour repousser les immigrés, qui ne viennent pas ici nous prendre notre pain, mais simplement essayer de survivre et retrouver leur dignité, parce que nous nous arrangeons pour laisser mourir de faim leurs pays d'origine.

L'identité nationale, ce n'est pas non plus une exposition de drapeaux tricolores dans les rues.

L'identité nationale, ce n'est pas un concept électoral, elle ne peut pas faire l'objet de promesses. Aucun Président n'a cédé à ces sirènes d'un autre temps, aucun candidat ne devrait le faire.

L'identité nationale, c'est tout ce qui fait de nous ce que nous sommes, la culture, l'éducation, l'Histoire, notamment. L'identité nationale ne se conforte pas par des discours plus nationalistes que patriotiques, elle se conforte en redonnant à la politique son véritable rôle, qui est de régler les problèmes des Français, pour qu'ils soient fiers de ce qu'ils sont, et qu'ils ne pensent plus que la France, c'est fini. La France libre des chaînes populistes de Royal et Sarkozy sera vraiment elle-même.

 

18.03.2007

Dérapages, patinage, démarrage

Nicolas Sarkozy fait scandale avec son Ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale, et il persiste même lorsque Simone Veil exprime son émotion. D'ailleurs, cette dernière n'est pas en reste pour ce qui est des dérapages: on aurait pu supposer que l'engagement des grands anciens dans cette campagne relèverait le niveau, mais non. Pour elle François Bayrou est le pire de tous les candidats. Pourquoi? Visiblement elle considère que les français doivent se contenter de ses déclarations sans chercher à comprendre, puisqu'elle ne précise pas sa pensée. Je regrette que les réglements de comptes prennent le pas sur le débat d'idée, et ça ne grandit pas Simone Veil, qui a pourtant une oeuvre politique formidable.

De son côté Ségolène Royal hésite, patine. Elle rappelle les éléphants, puis elle reprend sa liberté. Elle monte et elle redescend dans les sondages.

Ce qui est clair, malgré un petit esoufflement dans les sondages cette semaine (enfin multiplier son score par trois en trois mois c'est déjà très bien), c'est que sur le terrain, sur les marchés, dans les débats, les citoyens s'intéressent de plus en plus à cette démarche nouvelle, et les états-majors du PS et de l'UMP se posent des questions. Leurs réactions puériles, qui nous ramènent sans cesse à la IVe République ne font pas illusion: le régime des partis, il est déjà là, et c'est contre lui que François Bayrou se présente.