11.09.2009

UR II De la stratégie aux régionales

Pour moi, les élections régionales ont un goût particulier. C'est eneffet résolument aà  la suite des élections de 1998, de ce qui s'était passé autour de Charles Millon, puis de l'arrivée d'Anne Marie COmparini à la tête de la région, que je me suis intéressé à la famille politique centriste.

C'est encore les Régionales de 2004  qui constituent ma première expérience du militantisme, ayant adhéré à l'UDF à l'automne 2003.

Il me parrassaient normal que l'Université de Rentrée du Mouvement Démocrate débattît des affaires régfionales.

C'est ce que j'ai fait à titre individuel, en animant un atelier sur le Job de Conseiller Régional, avec Bernard Lehideux et Paul Bouriat. D'autres ateliers ont eu lieu dans le week end, sur les politiques menées par les Régions.

Mais ce qui a retenu l'attention des observateurs, ce sont les grandes manoeuvres en vue de l'élection de Mars 2010. Après les déclarations de Marielle de Sarnez à Marseille, François Bayrou était attendu. Il a proposé une ligne d'autonomie, au premier tour. Il a rappelé également sa volonté de construire l'alternance avec les forces politiques prêtes au dialogue. Tout cela me va, et si l'on parle de virage à gauche, je réponds qu'il n'y a rien de bien nouveau dans ce discours. Nous restons centristes, et même, quand on relit le discours en détail on y trouve des réminiscences démocrates chrétiennes.  Mais aussi pas mal d'éléments du solidarisme de Léon Bourgeois.

Azouz Begag serait le candidat pressenti pour être la tête de liste en Rhône Alpes. C'est un bon choix, car il dispose d'une bonne image médiatique, il peut permettre au MoDem d'obtenir un bon score.

Il est vrai qu'Azouz est un écrivain et intellectuel brillant. Il n'a peut-être pas les habitudes des vieux routiers de campagne électorales. Et alors? Avec une équipe motivée, et nous l'avons, il sera excellent.

Il reste maintenant, avant d'organiser la campagne de terrain, à bâtir un projet, et à assurer la rencontre entre Azouz Begag et les militants rhonalpins. En avant.

 

 

07.09.2009

Regard sur l'UR : du discours politique

Ce week end avait lieu l’Université de rentrée du Mouvement Démocrate à La Grande Motte. Trois jours de débats, dans une ambiance festive pour préparer l’alternative dont la France a besoin. Et pour conclure, l’intéressant discours de François Bayrou ce dimanche. Quelques mots plus précis sur ce dernier point.

 

Un discours politique répond à des formes convenues. Rythme, vocabulaire, scénographie, tout est pensé pour émouvoir et convaincre.

Etre derrière l’orateur, ce fut mon cas hier, peut être tout aussi sympathique que pénible. Pénible, car on ne doit ni bouger, ni parler, ni quitter le sourire que les téléspectateurs doivent nous voir arborer. Etre sur scène de meeting, c’est être soi-même en représentation, ne pas montrer d’autre émotion que celle attendue.

 

Mais cette position est aussi celle qui permet le mieux de prendre la température de la salle. Voir les visages s’allumer, les yeux briller, avant qu’une salve ne transporte tout ce monde plus haut qu’ils ne pensaient jamais aller. Moment d’oubli, où la masse, unie, et oubliant ses combats internes, ses inimitiés, ses pudeurs se livre à la volonté de l’orateur. Chacun comprend dans les quelques mots qu’il vient de prononcer chacun comprend ce qu’il veut mais tous sont convaincus que c’est bien pour entendre cela qu’ils sont venus ici, ce jour-là, ou qu’ils ont adhéré à ce parti. Nous recevons ce que nous souhaitions, mais nous donnons plus que ce que nous serions naturellement prêts à donner.

Et, placé derrière l’orateur, on en vient à se mettre à sa place. Des vocations peuvent–elles naître de ces mises en scène ? Sans doute. Comment ne pas ressentir ne serait ce qu’une infime part du bonheur de l’homme, qui, avec ses mots, a touché la conscience de ses semblables. L’effroi n’est pas loin, car il est facile d’être grisé, de se laisser emporter par sa propre puissance. Qu’une salle applaudisse, et la France se couchera ! Ou le monde.

Quand la réalité électorale se fait jour, la déception peut être violente. La griserie peut aussi refermer l’orateur sur lui-même, l’empêcher d’écouter les critiques.

 

De l’art oratoire sont nés des régimes dangereux, meurtriers. La caresse des mots sur la foule s’est alors faite coups de poignard, balle de revolver, guillotine.

 

Pour finir, même si d’autres l’ont écrit bien mieux avant moi, oui, c’est vrai, chaque fois que je me suis trouvé derrière un orateur dans une réunion politique, j’ai vu une foule bigarrée, une multitude faite de convaincus et de curieux, devenir Une.

Sachons transformer cette fusion passionnée d’un jour en un élan électoral. C’est le devoir des militants.

 

09.08.2009

Le centrisme, bête noire des démocrates?

Depuis les Européennes (c'était déjà le cas avant, dans une moindre mesure), le grand sport des blogueurs des démocrates est l'introspection.

Pourquoi de tels résultats ?! Quel sens donner à l'échec alors que notre projet est le meilleur ? La France est-elle sarkozyste ?!

Autant de questions sans réponses. Car la raison principale est là sous nos yeux: c'est le centrisme, ou plutôt les centristes. Comme dans toute crise, on cherche un bouc émissaire, et il est tout trouvé. Remarquez, depuis la création du MoDem, il a porté beaucoup de chapeaux le centriste. Parce que lui, le dinosaure qui a parfois connu l'UDF, il ne peut pas être sincère. Que l'on réfléchisse un peu et l'on verra qu'une telle posture, en plus d'être fausse, n'est pas démocrate. L'esprit de responsabilité doit animer les démocrates, pour constituer une alternative politique crédible.

Bien pire, on véhicule des clichés sur les centristes et le centrisme, sans oublier de récupérer quelques figures du Centre, tel Monnet et Schuman, qui, auréolés de leur prestige historique mérité, sont placés à côté de centristes actuels pour mieux décridibiliser ces derniers.

En écrivant ces lignes je n'éprouve que mépris et consternation. Comment se réclamer de la dynamique de rassemblement voulu par François Bayrou depuis 2007 et ostraciser certains militants ? En quoi un militant peut dire qu'un autre n'est pas démocrate ? En quoi peut-il dire que le centrisme n'est pas démocrate ? Il peut le dire, tout le monde peut dire n'importe quoi, mais ça n'implique pas que ce soit vrai, heureusement.

Je suis centriste et démocrate, et il n'y a pas de problème là dedans, c'est compatible.

Je ne crois pas que la gauche ou la droite aient les réponses aux questions que la société se pose.

Je ne crois pas qu'en opposant deux, trois, visions de la société, ou d'avantage, nous trouverons un chemin pour la France.

Je ne crois pas qu'il y ait d'un côté les Sarkozystes, entendez la Droite (prononcez avec un tremblement dans la voix), et de l'autre l'alternance, une force composée de gens de bonne volonté, prêts à s'unir pour battre Sarkozy en 2012.

Je ne crois pas aux Etats Généraux de l'Opposition, ça s'est fait en 1989 entre le RPR et l'UDF. Ces deux partis ont fini par gagner mais quatre ans après, pas sur un projet, mais sur un rejet, celui des Affaires du PS. Autant dire qu'il était inutile de se réunir en 1989.

Je ne crois pas qu'il soit bon pour un parti de se tourner inévitablement vers un vainqueur pour faire des alliances : à ce titre tourner la tête vers les Verts dès le lendemain des Européennes, sous prétexte qu'ils proposent autre chose que le PS ou l'UMP, et qu'ils ont fait un bon score, n'est pas une démarche politique pertinente. Défendre le développement durable n'implique pas de s'allier avec les Verts, j'ai de multiples exemples pour dire qu'ils ne sont pas les mieux placés pour en parler.

Au contraire, je crois qu'il y aune place pour un projet Démocrate, qui n'oppose pas les bons et les méchants, qui permet le dialogue. En 2012, c'est sans doute mon côté centriste, je souhaite que des gens qui sont sarkozystes aujourd'hui décident de nous rejoindre. Vous me direz que ce sont des opportunistes ? Je répondrai qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Et je n'ai pas signé des pétitions contre les tests ADN pour finir par réclamer des tests de pureté démocrate.

Je crois qu'il faut que plusieurs visions de la société s'affrontent dans le cadre électoral, et qu'ensuite, les élus s'entendent, pour faire vivre le pluralisme au sein du gouvernement. Utopie ? Non, ça se fait, si on le veut. Je ne me bats pas contre l'"Etat UMP" pour construire un "Etat MoDem" demain.

Je crois que la gauche et la droite, même dépassées, existent bel et bien, et que dans un tel paysage politique, si l'on se place au-dessus, on ne peut être qu'au Centre.

Un dernier cliché sur le Centre : le fameux centre mou. Le centre est mou quand il choisit des stratégies électorales non pas en fonction du projet mais de la possibilité d'exister. Le Centre a dans son bilan politique, la construction de la sécurité sociale, le nouveau modèle de l'Après-Guerre, à travers le CNR, l'Europe. Pour bâtir de tels systèmes, il fallait des hommes prêts à franchir leurs frontières, ce ne pouvaient qu'être des centristes. Et ils étaient démocrates.

Il y a quelque chose de révoltant dans la dévotion à certaines personnalités du centrisme quand elle s'associe à la caricature et au dénigrement de leur famille politique. On dirait du suicide. Mais pour cela, il faudrait une conscience.

17.06.2009

Echec et rebond?

Le 7 juin, les électeurs n'ont pas suivi notre message et nous avons subi un échec cuisant. Un de plus? Un de trop? Il est temps de changer les choses au Modem, pas pour tout révolutionner, donner des places à quelques promoteurs d'eux-mêmes opportunistes.

Pour le blog Générations Engagées, j'ai écrit le texte qui suit:

 

Dernières idées d’espoir

   

Le Mouvement Démocrate a perdu ces élections européennes. Une telle situation appelle des changements au sein du Modem, en termes d’organisation, de communication, de propositions. Essayons déjà d’analyser clairement ce qui nous arrive, avant de donner quelques pistes.

Le Mouvement Démocrate est né d’une défaite, celle du premier tour de la présidentielle de 2007. Certes, nous avons tous vécu avec les souvenirs de cette grande campagne, et de ce score 18.7%, qui plaçait la candidature de François Bayrou dans le haut du tableau de note famille politique. Et c’était une belle aventure. Et il y avait des raisons à cela : un projet, une équipe (même discrète, elle était là), des militants passionnés qui travaillaient en bonne entente.

Malgré tout, la Cinquième République a ses règles. La plus cruelle est celle-ci : aux Présidentielles, il y a un seul vainqueur, le deuxième candidat, et a fortiori le troisième sont les perdants.

Pour faire face à l’état de grâce militant, et aussi à la fuite des élus, nous avons créé le Mouvement Démocrate, sur la base de règles nouvelles, en laissant aux citoyens, aux militants de base les moyens de prendre en charge leur destin.

 

Puis sont venues les élections municipales. Là ce fut un échec, mais il demeure difficile à analyser : un parti jeune des contextes locaux différents, rien de très favorable pour notre parti.

Les élections européennes étaient pour nous une occasion de montrer la pertinence de notre organisation. D’abord parce que l’Europe est pour notre famille politique une vocation. Nombreux sont ceux, j’en fais partie, qui ont rejoint cette famille par idéal européen. Ensuite, parce que, malgré le découpage régional byzantin, ce scrutin met au prises des visions de la société, et de l’Europe, identiques sur tout le territoire français.

Or, nous n’avons pas convaincu, et pire on nous a accusés de ne pas parler d’Europe.

 

Donc si l’on veut proposer au Mouvement Démocrate des idées pour rebondir, il convient de modifier non seulement ce qui n’a pas marché durant ces mois de campagne européenne, mais depuis 2007.

 

Faire confiance. C’est le point central. Cette confiance qu’il convient de créer a plusieurs axes :

  •  

  • confiance envers l’ensemble des cadres, pour créer une équipe autour de François Bayrou. Il ne doit plus être possible d’entendre sur les marchés qu’il est seul. Il faut laisser s’exprimer les responsables du parti, les parlementaires.
  •  

     

  • confiance envers les élus. Nous avons vécu plusieurs hémorragies. Mais le but d’un parti de militants, ce n’est pas de garantir la suprématie des militants sur les élus, répétant, à front renversé, les dérives du parti de notables de l’UDF. Les élus sont des militants, ils n’ont pas à vivre une suspicion éternelle sur leurs motivations. N’oublions pas que le but d’un parti politique, et c’est ce qui le diffère d’une association, c’est d’avoir des élus pour appliquer ses idées aux différents niveaux de décision. Et pas seulement de défendre des idées dans le vide.

     

  • Confiance entre les militants : là encore la suspicion généralisée, qui perdure ici ou là depuis la mise en place des fédérations départementales, doit cesser. Il n’y a pas d’un côté des purs et de l’autre des impurs. De tout cela découlera l’écoute qui est nécessaire à l’amélioration du travail commun et surtout du rassemblement. 
  • C’est là le deuxième élément clef. Apparaître comme un parti ouvert. Si François Bayrou a fait ce bon score en 2007, je veux croire que c’est parce qu’il souhaitait faire travailler ensemble des gens différents pour parvenir à des solutions acceptées par tous les français. Dans une situation de crise économique grave, ce rassemblement est plus que jamais nécessaire. Il ne sert donc çà rien de se replier sur soi de ne voir que le orange de nos affiches, et de refuser de discuter avec les autres. Nous devons parler à tous, cesser tout ce qui peut laisser penser que nous nous situons dans une position antisystème. Peut-être que le PS et l’UMP n’ont plus l’un que l’autre les solutions aux problèmes de la France. Mais la dénonciation d’une UMPS fantasmée ne fait pas une politique.

Voilà, enfin, la dernière pierre de l’édifice, reconstruire un projet de société. Que la vision de Sarkozy ne soit pas la nôtre, c’est un fait. Que nous souhaitions mettre l’Homme au cœur des politiques également. Mais ça ne signifie pas grand-chose si nous n’avons rien à proposer de concret. Être pour la paix dans le monde et contre la pauvreté, c’est bien. Proposer les solutions pour garantir la sécurité internationale et la baisse des inégalités, c’est incomparablement mieux.

 

Une défaite reste une défaite, elle impose la critique, mais aussi l’union malgré tout. Si nous sommes unis, nous saurons prendre un nouveau départ. Si nous n’avons d’autre ambition que de purger les écuries, qui ne sont pourtant pas celles d’Augias, alors nous irons dormir au cimetière des illusions perdues. Et les premiers à en souffrir seront les citoyens, qui ont besoin de nous.

05.05.2009

Repères européens

Dans un mois, ce sont les élections européennes. Dans un mois, les citoyens européens veont voter pour élire leurs députés, qui siègeront à Strabsourg et Bruxelles.

L'europe est pourtant la grande absente du débat. rien de surprenant. On n'évoque les questions européennes que lors de ces scrutins, ou lors des referendums insitutionnels. Pour passionner les gens, pour qu'ils aient envie d'aller voter pour autre chose que pour sanctionner (ou non) Nicolas Sarkozy, il faudrait parler de l'europe quotidienne. Celle qui finance les nombreux projets de collectivités locales. Celle qui permet la libre circulation. Beaucoup connaissent Erasmus, mais combien peuvent faire le lien entre ce programme et l'Union Européenne. Celle aussi qui protège. Et oui, l'Europe ce n'est pas la caricature que l'on essaie d'en faire en agitant périodiquement l'épouvantail Bolkestein. elle nous a donné des droits sociaux, que même nous en France nous n'avions pas. Elle oeuvre pour la parité, contre les discrimintations. 

 

L'Europe c'est tout ça. C'est aussi une puissance économique qui compte, et une puissance politique qui ne compte pas.

 

La démocratie a pour base les citoyens. L'Europe se veut démocratique. Comment son modèle politique pourrait-il imposer le respect si ses propres citoyens, qui sont à la base de sa légitimité, n'y croient pas. Or, aujourd''hui, pour croire en l'Europe, il faut déjà la comprendre, ce qui n'est pas facile, tant son mode de fonctionnement est... particulier, dirons-nous. Il faut la suivre, et malgré ses efforts réels en matière de transparence, on ne peut pas dire que l'Union Européenne attire les foules à ses débats. Il faut l'entendre, au moins, et là c'est un vide catastrophique.

Les 12 engagements du Modem visent à renforcer cette Europe, à la démocratiser, à en faire l'outil dont nous avons besoin pour sortir de la crise. Alors pas d'hésitation, le 7 juin, je réveille l'Europe, et je vote Modem.

 

  

29.04.2009

Un démocrate dans le 6e

Depuis peu j'ai emménagé dans le 6e arrodissement de Lyon. Un arrondissement divers, entre le quartier  Bellecombe, les Brotteaux,  le Parc de la Tête d'Or, loin des clichés de réserve sarkozyste.

Dans cette arrondissement, le Mouvement Démocrate dispose d'une section organisée et dynamique, à laquelle j'ai commencé à contribuer. Nous avons en plus un excellent candidate aux élections européennes en la personne de Florence Mardirossian.

 

Hier, j'ai pu assister au conseil d'arrondissement. C'est la vie des quartiers, la proximité qui sont au coeur de ses activités, et c'est très enrichissant. En plus, l'ambiance est calme, et permet un débat bonenfant sur des questions sérieuses, bien loin des images de guerre civile que la politique véhicule.

 

27.04.2009

Deux conseils pour le 7 juin

Les élections européennes approchent. Magré le faible écho de ce scrutin dans la presse (si l'on excepte les articles sur les tergiversations des candidats), il est extrêmement important pour notre avenir. L'Europe est compétente dans de nombreux domaines. Elle s'avère l'échelon pertinent pour faire face à la crise mondiale que nous traversons. Donc, mon premier conseil pour le 7 juin, sera: 

ALLEZ VOTER!

 

Voter, certes mais pour qui? Pour le Mouvement Démocrate, les élections européennes ne sont pas une occasion mais une vocation, François Bayrou le rappelle souvent. Dans la grande région sud-est qui est la mienne, notre trio de tête est composé d'une femme et de deux hommes qui sont tous de grande valeur: dans l'ordre, Jean-Luc Bennhamias, Fabienne Faure, Gilles Artigues. ils se complètent très bien, chacun ayant des expériences différentes: européeenne, nationale ou régionale.

Tous ont a coeur de défendre les valeurs et le projet européen du Mouvement Démocrate, que vous pourrez retrouver ici: http://europe.lesdemocrates.fr/.

 

Nos actions de campagne locales sont sur le site  http://www.modem69.eu.

Et dans le Rhône?

Nous avons trois excellents candidats, Cyrille Isaac Sibille (5e), Florence Mardirossian (6e) , Damien Thiébaud (19e), tous européens convaincus. Je crois que ce sera l'occasion de réaliser l'appaisement et l'union nécessaires de notre fédération. Rien de mieux qu'une campagne pour cela, quand des mois d'inaction ont plus que grippé la machine.

 

En nouveau militant du 6 e arrondissement de Lyon que je suis, je me trouve très heureux que Florence, elle aussi du 6e, soit sur la liste. Voyez son site et suivez la campagne en direct ou presque: http://mardirossian.eu/blog/.

 

Mon deuxième conseil pour le 7 juin:

VOTEZ MOUVEMENT DEMOCRATE!

 

06.04.2008

Derniers appels avant liquidations?

Une petite pause, liée aux vacances et à d’autres occupations, et me revoilà sur la blogosphère.

 

Quelques mots brefs pour dire ma satisfaction : la liste " Vitamine D ", sur laquelle j’étais candidat a gagné l’élection interne lors de l’Assemblée Générale des Jeunes Démocrates du Rhône et Quentin Thévenon, que nous soutenions, a été élu Président. Merci aux militants qui nous ont fait confiance et bravo aussi aux membres de la liste " Moins de trente-trois ans, plus de Mouvement Démocrate ", qui ont fait une belle campagne. Trois de ses membres sont élus aux bureaux et vont pouvoir apporter leurs idées et leurs compétences. Avec cette nouvelle équipe, le travail nécessaire de rassemblement et de reconstruction va s’engager.

 

Sinon, je viens de voir que Jean Arthuis quitte le MoDem. C’est dommage, car sa compétence va manquer pour bâtir un projet économiquement cohérent. Toutefois je suis d’accord avec lui lorsqu’il dit que notre mouvement ne propose rien. Un parti politique se doit de parler aux français. Il est vrai que pour cela il faudrait que nous soyons capables de nous parler à nous même, et c’est tout le sens du travail d’organisation qui doit être mené. Mais il ne faut pas remettre la réflexion à plus tard. Quitte à aller plus doucement, ces deux démarches doivent se faire de concert, sans quoi nous aurons soit un parti organisé sans idées, ça s’appelle une coquille vide, soit des idées sans parti, et là c’est un simple courant de pensée.

 

Bon sinon, notre pays poursuit d’un pas assuré sa marche vers le nid douillet de l’atlantisme d’antan. Douillet pour quelques temps, mais ça pourrait se terminer dans la douleur du verre brisé et des poutres en béton enchevêtrées. Se rapprocher de la politique actuelle des Etats-Unis à un moment où ils vont peut-être en changer, décidément la France a toujours un train de retard, mais je crois que l’on pourrait se dispenser de prendre celui-là. Réintégrer le commandement militaire intégré de l’OTAN, ça n’a comme seul intérêt éventuel que de faire des économies sur nos frais de commandement, et encore je n’en suis pas sûr. Par ailleurs, le projet politique que cette décision reflète me paraît flou et pour le moins contestable. Vendre l’indépendance de la France, ce n’est pas une bonne solution, surtout qu’en fait de vente, c’est plutôt un don.

 

Enfin pour rigoler un peu, parlons un peu des Jeux Olympiques. Voilà sept ans je crois qu’ils ont été attribués à Pékin, et l’on ne peut pas dire que nos bonnes âmes (j’en fais partie) se soit émues très souvent de l’évolution des droits de l’homme en Chine. La question du textile, de la pollution, étaient plus souvent évoquées que les libertés dans les discussions sur ce pays. Faut-il boycotter la cérémonie d’ouverture, créer des signes distinctifs pour les athlètes ? Sans doute. Mais j’aimerais que cet élan civique ne s’arrête pas au retour de Pékin. Le Tibet sera bien vite oublié entre deux matches.

Et nous retrouverons notre quotidien, à la recherche d’un autre sujet de griserie, d’une autre occasion de montrer notre conscience citoyenne, celle que l’on allume par intermittences.

11.02.2008

De la difficulté de faire de la politique autrement.

Changer la politique. Tel était, lors de sa présentation, l'une des principales ambitions du Mouvement Démocrate. A l'heure où les citoyens se méfient des vaines promesses et des élus qui les tiennent, dans un monde qui a plus que jamais besoin de politiques responsables, c'était un défi à relever. Au moment où s'accélère la campagne municipales, faire un lpremier bilan s'avère délicat. Un parti qui souhaite entamer le chantier titanesque de la rénovation peut-il attendre six mois pour se concrétiser, entre l'annonce de sa création, et son congrès fondateur?

Non. Parce que pendant ce temps les citoyens réfléchissent, attendent, et sont déçus de ne rien voir venir. Parce que c'est le meilleur moyen de voir se constituer des petits groupes motivés, sûrs de réprésenter un Modem dont personne ne sait encore à quoi il va ressembler, prêts à préempter les places disponibles, contre des caciques dépassés par une vague de nouveaux militants exigeants car convaincus. Parce que le vide, le désert, est médiatiquement difficile à rattrapper. Voilà pourquoi il a été si difficile, selon moi, de faire démarrer la machine. A ceci s'ajoute un manque de clarté sur la ligne politique.

Indépendance et renouveau furent les grandes lignes. Mais si ces éléments sont nécessaires pour constituer une alternative crédible, ils n'en forment pas pour autant le squelette. Ue ligne c'est une pensée claire, connue de tous, sur les grand sujets politiques, nationaux ou locaux. Pas une idéologie, mais à tout le moins une direction. Quand on ouvre les portes du musée, mieux vaut indiquer le sens de la visite. Rien d'étonnant que dans la désorganisation, des lignes multiples se soient crées. Au Modem, on pourrait dire que la nature a horreur du vide: si la direction ne fait rien, les militants s'en chargent. C'est très bien, car ça témoigne d'un réactivité certine. Mais cela devient délicat s'il n ya aucune réelle coordination des initiatives.

Alors, on a organisé un congrès fondateurs, pour accoucher le Modem, réaliser une sorte de catharsis, en finir avec les mauvais démons. Mieux vaut ne pas trop critiquer son déroulement, ou ne pas tirer sur une ambulance.

Alors, on a organisé une élection interne, pour le Conseil National. On expliqué aux adhérents qu'il fallait qu'ils participent, mais là encore l'ambulance est tombée en panne.

Puis est venu le moment des investitures. Nous devions faire de la politique autrement. Plus d'arrangements. Des listes indépendantes partout où c'est possible (c'est bien ainsi que le plus haut niveau l'a présenté, sans jamais parler d'indépendance partout et toujours). De coups bas en renoncements, le flou s'est installé. Je trouve essentiel de faire un parti qui travaille sur des majorités locales, qui refuse l'alliance systématique avec un camp. Pour un intérêt national, le Modem fait des alliances dans certaines grandes villes, où cela aurait été facile de présenter des listes indépendantes. Pour des raisons de symbolique nationale, il fait différemment ailleurs. Mais partout, on retrouve des militants Modem sur différentes listes opposées.

On me dira que ceux qui sont hors de la liste investie sont hors du parti. Pourquoi n'en partent-ils pas? Qu'ont-ils à gagner à rester au Modem, petit parti en construction, si ce sont des opportunistes en quête de place (quelle place peut-on raisonnablement envisageavec une étiquette Modem?)? Rien, je crois qu'il s'agit de désaccords sur la ligne locale, mais en aucun cas de refus de la ligne nationale "les élections municipales se règlent au niveau local".

Enfin je voudrais évoquer une autre question : qu'est-ce que faire de la politique autrement? Ou, reformulée, "faire de politique autrement" est-il un argument pour en faire de manière traditionnelle? L'avenir nous le dira, mais la volonté, souvent affichée de faire émerger une nouvelle génération me fait peur. Je la partage évidemment, mais il y a comme une odeur bizarre, la sensation qu'il ne s'agit pas seulement de permettre à de nouvelles têtes d'émerger, mais de couper celles qui dépassent, chez les plus vieux ou les plus jeunes. Il n'est pas question de troquer la domination des quin,quagénaires et des sexagénaires contre l'alliance des trentenaires et des quadragénaires. La frustration étant mauvaise conseillère en politique, il me semble important que tout le monde se rassemble.

Bon courage à tous les démocrates engagés dans les municipales et les cantonales.

 

(Un incident technique ou ma méconnaissance informatique fait que la fin de ma note est plus un résumé de ce que je voulais dire.)

02.11.2007

Mouvement Démocrate: regardons vers l'extérieur

 

Depuis l’annonce par François Bayrou de la création du Mouvement Démocrate, il y a quelques mois, le débat interne s’est développé dans cette nouvelle famille politique. Charte éthique, valeurs, statuts, l’été a été riche de discussions, dans les fédérations, ou dans des structures nées de cette volonté de participation militante (Modem 4.0, Cafés Démocrates). A Seignosse, la déception a pu se faire sentir face à ce que certains ont compris comme une volonté d’imposer des textes venus d’en haut. Dès lors, c’est une sorte de combat en reconnaissance du travail accompli par les militants qui s’est enclenché. Les pétitions se sont multipliées, comme celle de Génération Démocrate, afin de défendre l’idée de primaires pour la désignation des candidats, en prévision des prochaines municipales.

Je voudrais faire un petit point sur la situation actuelle du Mouvement, peu avant le Congrès :

  • Ces initiatives montrent un potentiel militant extraordinaire, qu’il faut valoriser, car il sera le moteur de futures conquêtes politiques.
  • La gestion du Mouvement doit incontestablement devenir plus démocratique, sinon les nouveaux militants, venus pour défendre une idée globale de démocratie, dans les partis comme dans la société partiront.
  • Pour autant, il ne faut pas oublier les anciens militants UDF (je crois que je dois m’inclure dans ce groupe, même si je n’ai adhéré qu’en 2003) ni les élus. Bien sûr ceux qui ne veulent absolument pas entendre parler du nouveau chemin que nous avons pris doivent tirer les conséquences de ce désaccord politique. Mais il est important de mieux expliquer, d’assister les autres, pour qu’aucun malentendu ne s’installe. Il est illusoire de croire que tout le monde peut avancer au même rythme et que les militants vont se contenter de quelques discours dans de grands rassemblement que cette révolution idéologique se fera. Travailler, rencontrer, dialoquer, expliquer, voici comment sera accepté ce qui semble être une nouvelle ligne politique.
  • Ces constats étant posés, une autre réalité s’impose : si nous continuons à nous regarder dans le miroir et à pratiquer l’autocritique (nécessaire), notre mouvement perdra toute crédibilité à l’extérieur.
  • Nous allons perdre une énergie considérable dans des luttes internes.
  • La démocratie interne est importante pour défendre efficacement la démocratie en France,, mais elle ne suffit pas.
  • Il nous faut un programme solide, pour répondre aux attentes des français, pour réagir face à l’action du gouvernement du Président.
  • J’ai de nombreux amis qui se passionnent pour la question des primaires et de la démocratie interne (j’avoue que c’est essentiel, mais pourtant j’ai du mal à rentrer dans le débat technique), et je ne veux pas que leur travail soit rendu inutile parce que faute de réflexion, le parti n’est pas en mesure d’être une force de proposition.
  • Regarder vers l’extérieur c’est aussi sur des dossiers spécifiques, montrer que nous pouvons travailler avec des gens de droite ou de gauche. Sur les tests ADN, l’action militante du collectif Sigismond a montré ce savoir-faire. Ne gâchons pas.

Jules Ferry rappelait en son temps au républicains que le premier devoir de ce nouveau régime était de prendre des décisions. La démocratie est selon Habermas, un projet inachevé, un horizon à atteindre. Ne nous braquons pas sur nos problèmes internes, qui trouveront une solution progressive. Prenons conscience que le premier devoir d’un parti politique est de regarder vers l’extérieur, de parler aux français.