13.10.2009
L'élitisme républicain
Beau principe que celui-ci : les charges et les offices ne sont plus ni vénales, ni héréditaires. Pour peu qu’il remplisse les conditions, chacun peut, selon ses mérites, exercer telle ou telle fonction.
Mais voilà que dans son désir de rupture, Nicolas Sarkozy met à bas ces idées.
Or, quand on rompt avec un progrès, on appelle ça une régression.
La probable élection de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD en fait partie. Vous me direz, c’est une élection, il tient sa légitimité des électeurs, des citoyens. Certes, mais la République, même si c’est injuste, est incompatible avec les dynasties. Oui, je le clame haut et fort, un fils de Président peut se présenter aux élections, et être élu. Mais, comme l’a dit le député UMP Jacques Myard, la politique c’est aussi la subtilité, et même si Jean Sarkozy est très brillant, plus que son père au même âge selon Patrick Devedjian, il devrait apprendre la patience. C’est dommage, mais c’est comme ça : en République, on ne peut pas prêter le flanc aux accusations de népotisme, et l’ascension d’un père empêche celle des enfants au moins temporairement, surtout si ça se passe sur le territoire du père. Car l’affaire serait moins grave si l’on n’était pas là en présence d’un fief.
Enfin qu’on se rassure, Nicolas Sarkozy a montré tout son attachement à l’élitisme républicain dans son discours sur la réforme du lycée. Ce beau discours serait plaisant s’il n’était ridicule vu le contexte.
Il est des moments, en politique, où tout va mal. D’ici à ce que Dominique de Villepin soit acquitté, ou pire, condamné et décrit comme une victime d’un procès politique…
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