20.09.2009

Le Forum: des idées, des questions

La place des Terreaux s'endort. L'Hôtel de Ville trône encore, vide, face à l'Opéra, dont les noirs couloirs se fondent dans la nuit lyonnaise. Pourtant, sous ces plafonds dorés, c'est la vie intellectuelle de notre époque qui s'est exprimée avec force pendant trois jours. Le Forum de Libération est achevé. Vingt ans après la Chute du Mur, c'était son thème.

 

Durant ces trois jours, j'ai pu assister, comme de nombreux autres, on dira csp+ malheureusement pour la plupart, à des débats d'un grand intérêt. Bien sûr on peut toujours penser qu'une heure et  demie, ça laisse passer l'essentiel. Que l'on n'a pas le temps d'aller au fond des choses. Il me semble au contraire que dans ce genre de débats, il est illusoire d'attendre des réponses techniques. Il faut venir là pour chercher des pistes de réflexion.

 

Si j'ai aimé le témoignage du Général Jaruzelski, et son débat face à Hubert Védrine, ce n'est pas seulement pour son intérêt historique, mais c'est surtout pour tout ce qu’il nous dit sur la difficulté de décider, sur le besoin de se justifier, sur la nécessité de regarder le contexte et pas seulement la surface.

 

Si j'ai aimé le débat entre Frédéric Mitterrand et Volker Schlondorff, c'est pour le témoignage impressionniste que chacun a pu apporter sur son Europe, sa vision de la culture européenne, et cette époque si particulière qu'est le moment qui a précédé la Chute du Mur.

 

Du débat Peyrelevade / Saint-Amans sur la crise financière, je retiendrai deux sentiments contradictoires: la satisfaction de comprendre que quelque chose de positif est vraiment en train de se passer sur le terrain des paradis fiscaux; l'idée qu’il existe des pistes pour éviter de nouvelles crises, mais qu'il est difficile de les imposer.

 

Peut-on enseigner la même histoire en France et en Allemagne, question complexe, entre les différences pédagogiques, les mémoires nécessairement dissemblables mais parfois concordantes, les éléments spécifiques.

 

Je retiendrai quelques dialogues drôles parfois entre Patrick Bloche et Jack Lang, dont le débat aura au moins montré qu'une partie de la classe politique, même experte des questions culturelles, s'est coupée de la réalité des nouveaux usages d'Internet.

 

Deux débats sur l’écologie, avec à chaque fois Gérard Collomb, et en face de lui Dominique Voynet ou Alain Juppé. C’est l’occasion de voir des Maires expliquer leur vision du développement durable, de son implication dans l’urbanisme, de ses actualités internationales.

 

Un moment que certains jugeront historique entre Bayrou et Hollande, les deux François, qui a confirmé les informations des dernières semaines. Cela ne fait pas une politique, mais constitue quelques-unes de ses fondations.

 

Bien sûr, quand des hommes politiques ou des intellectuels viennent dans ce genre de lieux publics, la nuée de courtisans et d’opportunistes apparaît. Chacun veut en profiter pour se montrer, et la parade commence. Une petite question au passage : n’en faisons nous pas tous un peu partie ?

 

On pouvait souhaiter obtenir des réponses précises sur tous ces sujets, et sur tous ceux que j’ai manqué (Europe, Moyen-Orient, abstention…) mais pour le libre arbitre, n’est-il pas appréciable d’avoir simplement de nouvelles questions à approfondir? Je ressors du Forum Libération avec l’envie de réfléchir, encore. C’est ça, être un Homme, penser par soi-même, refuser l’idée d’un supermarché de la pensée définitive, et préférer, en écoutant les tableaux intellectuels de ce week-end, constituer sa propre fresque.

11.09.2009

UR II De la stratégie aux régionales

Pour moi, les élections régionales ont un goût particulier. C'est eneffet résolument aà  la suite des élections de 1998, de ce qui s'était passé autour de Charles Millon, puis de l'arrivée d'Anne Marie COmparini à la tête de la région, que je me suis intéressé à la famille politique centriste.

C'est encore les Régionales de 2004  qui constituent ma première expérience du militantisme, ayant adhéré à l'UDF à l'automne 2003.

Il me parrassaient normal que l'Université de Rentrée du Mouvement Démocrate débattît des affaires régfionales.

C'est ce que j'ai fait à titre individuel, en animant un atelier sur le Job de Conseiller Régional, avec Bernard Lehideux et Paul Bouriat. D'autres ateliers ont eu lieu dans le week end, sur les politiques menées par les Régions.

Mais ce qui a retenu l'attention des observateurs, ce sont les grandes manoeuvres en vue de l'élection de Mars 2010. Après les déclarations de Marielle de Sarnez à Marseille, François Bayrou était attendu. Il a proposé une ligne d'autonomie, au premier tour. Il a rappelé également sa volonté de construire l'alternance avec les forces politiques prêtes au dialogue. Tout cela me va, et si l'on parle de virage à gauche, je réponds qu'il n'y a rien de bien nouveau dans ce discours. Nous restons centristes, et même, quand on relit le discours en détail on y trouve des réminiscences démocrates chrétiennes.  Mais aussi pas mal d'éléments du solidarisme de Léon Bourgeois.

Azouz Begag serait le candidat pressenti pour être la tête de liste en Rhône Alpes. C'est un bon choix, car il dispose d'une bonne image médiatique, il peut permettre au MoDem d'obtenir un bon score.

Il est vrai qu'Azouz est un écrivain et intellectuel brillant. Il n'a peut-être pas les habitudes des vieux routiers de campagne électorales. Et alors? Avec une équipe motivée, et nous l'avons, il sera excellent.

Il reste maintenant, avant d'organiser la campagne de terrain, à bâtir un projet, et à assurer la rencontre entre Azouz Begag et les militants rhonalpins. En avant.

 

 

09.08.2009

Le centrisme, bête noire des démocrates?

Depuis les Européennes (c'était déjà le cas avant, dans une moindre mesure), le grand sport des blogueurs des démocrates est l'introspection.

Pourquoi de tels résultats ?! Quel sens donner à l'échec alors que notre projet est le meilleur ? La France est-elle sarkozyste ?!

Autant de questions sans réponses. Car la raison principale est là sous nos yeux: c'est le centrisme, ou plutôt les centristes. Comme dans toute crise, on cherche un bouc émissaire, et il est tout trouvé. Remarquez, depuis la création du MoDem, il a porté beaucoup de chapeaux le centriste. Parce que lui, le dinosaure qui a parfois connu l'UDF, il ne peut pas être sincère. Que l'on réfléchisse un peu et l'on verra qu'une telle posture, en plus d'être fausse, n'est pas démocrate. L'esprit de responsabilité doit animer les démocrates, pour constituer une alternative politique crédible.

Bien pire, on véhicule des clichés sur les centristes et le centrisme, sans oublier de récupérer quelques figures du Centre, tel Monnet et Schuman, qui, auréolés de leur prestige historique mérité, sont placés à côté de centristes actuels pour mieux décridibiliser ces derniers.

En écrivant ces lignes je n'éprouve que mépris et consternation. Comment se réclamer de la dynamique de rassemblement voulu par François Bayrou depuis 2007 et ostraciser certains militants ? En quoi un militant peut dire qu'un autre n'est pas démocrate ? En quoi peut-il dire que le centrisme n'est pas démocrate ? Il peut le dire, tout le monde peut dire n'importe quoi, mais ça n'implique pas que ce soit vrai, heureusement.

Je suis centriste et démocrate, et il n'y a pas de problème là dedans, c'est compatible.

Je ne crois pas que la gauche ou la droite aient les réponses aux questions que la société se pose.

Je ne crois pas qu'en opposant deux, trois, visions de la société, ou d'avantage, nous trouverons un chemin pour la France.

Je ne crois pas qu'il y ait d'un côté les Sarkozystes, entendez la Droite (prononcez avec un tremblement dans la voix), et de l'autre l'alternance, une force composée de gens de bonne volonté, prêts à s'unir pour battre Sarkozy en 2012.

Je ne crois pas aux Etats Généraux de l'Opposition, ça s'est fait en 1989 entre le RPR et l'UDF. Ces deux partis ont fini par gagner mais quatre ans après, pas sur un projet, mais sur un rejet, celui des Affaires du PS. Autant dire qu'il était inutile de se réunir en 1989.

Je ne crois pas qu'il soit bon pour un parti de se tourner inévitablement vers un vainqueur pour faire des alliances : à ce titre tourner la tête vers les Verts dès le lendemain des Européennes, sous prétexte qu'ils proposent autre chose que le PS ou l'UMP, et qu'ils ont fait un bon score, n'est pas une démarche politique pertinente. Défendre le développement durable n'implique pas de s'allier avec les Verts, j'ai de multiples exemples pour dire qu'ils ne sont pas les mieux placés pour en parler.

Au contraire, je crois qu'il y aune place pour un projet Démocrate, qui n'oppose pas les bons et les méchants, qui permet le dialogue. En 2012, c'est sans doute mon côté centriste, je souhaite que des gens qui sont sarkozystes aujourd'hui décident de nous rejoindre. Vous me direz que ce sont des opportunistes ? Je répondrai qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Et je n'ai pas signé des pétitions contre les tests ADN pour finir par réclamer des tests de pureté démocrate.

Je crois qu'il faut que plusieurs visions de la société s'affrontent dans le cadre électoral, et qu'ensuite, les élus s'entendent, pour faire vivre le pluralisme au sein du gouvernement. Utopie ? Non, ça se fait, si on le veut. Je ne me bats pas contre l'"Etat UMP" pour construire un "Etat MoDem" demain.

Je crois que la gauche et la droite, même dépassées, existent bel et bien, et que dans un tel paysage politique, si l'on se place au-dessus, on ne peut être qu'au Centre.

Un dernier cliché sur le Centre : le fameux centre mou. Le centre est mou quand il choisit des stratégies électorales non pas en fonction du projet mais de la possibilité d'exister. Le Centre a dans son bilan politique, la construction de la sécurité sociale, le nouveau modèle de l'Après-Guerre, à travers le CNR, l'Europe. Pour bâtir de tels systèmes, il fallait des hommes prêts à franchir leurs frontières, ce ne pouvaient qu'être des centristes. Et ils étaient démocrates.

Il y a quelque chose de révoltant dans la dévotion à certaines personnalités du centrisme quand elle s'associe à la caricature et au dénigrement de leur famille politique. On dirait du suicide. Mais pour cela, il faudrait une conscience.

17.06.2009

Echec et rebond?

Le 7 juin, les électeurs n'ont pas suivi notre message et nous avons subi un échec cuisant. Un de plus? Un de trop? Il est temps de changer les choses au Modem, pas pour tout révolutionner, donner des places à quelques promoteurs d'eux-mêmes opportunistes.

Pour le blog Générations Engagées, j'ai écrit le texte qui suit:

 

Dernières idées d’espoir

   

Le Mouvement Démocrate a perdu ces élections européennes. Une telle situation appelle des changements au sein du Modem, en termes d’organisation, de communication, de propositions. Essayons déjà d’analyser clairement ce qui nous arrive, avant de donner quelques pistes.

Le Mouvement Démocrate est né d’une défaite, celle du premier tour de la présidentielle de 2007. Certes, nous avons tous vécu avec les souvenirs de cette grande campagne, et de ce score 18.7%, qui plaçait la candidature de François Bayrou dans le haut du tableau de note famille politique. Et c’était une belle aventure. Et il y avait des raisons à cela : un projet, une équipe (même discrète, elle était là), des militants passionnés qui travaillaient en bonne entente.

Malgré tout, la Cinquième République a ses règles. La plus cruelle est celle-ci : aux Présidentielles, il y a un seul vainqueur, le deuxième candidat, et a fortiori le troisième sont les perdants.

Pour faire face à l’état de grâce militant, et aussi à la fuite des élus, nous avons créé le Mouvement Démocrate, sur la base de règles nouvelles, en laissant aux citoyens, aux militants de base les moyens de prendre en charge leur destin.

 

Puis sont venues les élections municipales. Là ce fut un échec, mais il demeure difficile à analyser : un parti jeune des contextes locaux différents, rien de très favorable pour notre parti.

Les élections européennes étaient pour nous une occasion de montrer la pertinence de notre organisation. D’abord parce que l’Europe est pour notre famille politique une vocation. Nombreux sont ceux, j’en fais partie, qui ont rejoint cette famille par idéal européen. Ensuite, parce que, malgré le découpage régional byzantin, ce scrutin met au prises des visions de la société, et de l’Europe, identiques sur tout le territoire français.

Or, nous n’avons pas convaincu, et pire on nous a accusés de ne pas parler d’Europe.

 

Donc si l’on veut proposer au Mouvement Démocrate des idées pour rebondir, il convient de modifier non seulement ce qui n’a pas marché durant ces mois de campagne européenne, mais depuis 2007.

 

Faire confiance. C’est le point central. Cette confiance qu’il convient de créer a plusieurs axes :

  •  

  • confiance envers l’ensemble des cadres, pour créer une équipe autour de François Bayrou. Il ne doit plus être possible d’entendre sur les marchés qu’il est seul. Il faut laisser s’exprimer les responsables du parti, les parlementaires.
  •  

     

  • confiance envers les élus. Nous avons vécu plusieurs hémorragies. Mais le but d’un parti de militants, ce n’est pas de garantir la suprématie des militants sur les élus, répétant, à front renversé, les dérives du parti de notables de l’UDF. Les élus sont des militants, ils n’ont pas à vivre une suspicion éternelle sur leurs motivations. N’oublions pas que le but d’un parti politique, et c’est ce qui le diffère d’une association, c’est d’avoir des élus pour appliquer ses idées aux différents niveaux de décision. Et pas seulement de défendre des idées dans le vide.

     

  • Confiance entre les militants : là encore la suspicion généralisée, qui perdure ici ou là depuis la mise en place des fédérations départementales, doit cesser. Il n’y a pas d’un côté des purs et de l’autre des impurs. De tout cela découlera l’écoute qui est nécessaire à l’amélioration du travail commun et surtout du rassemblement. 
  • C’est là le deuxième élément clef. Apparaître comme un parti ouvert. Si François Bayrou a fait ce bon score en 2007, je veux croire que c’est parce qu’il souhaitait faire travailler ensemble des gens différents pour parvenir à des solutions acceptées par tous les français. Dans une situation de crise économique grave, ce rassemblement est plus que jamais nécessaire. Il ne sert donc çà rien de se replier sur soi de ne voir que le orange de nos affiches, et de refuser de discuter avec les autres. Nous devons parler à tous, cesser tout ce qui peut laisser penser que nous nous situons dans une position antisystème. Peut-être que le PS et l’UMP n’ont plus l’un que l’autre les solutions aux problèmes de la France. Mais la dénonciation d’une UMPS fantasmée ne fait pas une politique.

Voilà, enfin, la dernière pierre de l’édifice, reconstruire un projet de société. Que la vision de Sarkozy ne soit pas la nôtre, c’est un fait. Que nous souhaitions mettre l’Homme au cœur des politiques également. Mais ça ne signifie pas grand-chose si nous n’avons rien à proposer de concret. Être pour la paix dans le monde et contre la pauvreté, c’est bien. Proposer les solutions pour garantir la sécurité internationale et la baisse des inégalités, c’est incomparablement mieux.

 

Une défaite reste une défaite, elle impose la critique, mais aussi l’union malgré tout. Si nous sommes unis, nous saurons prendre un nouveau départ. Si nous n’avons d’autre ambition que de purger les écuries, qui ne sont pourtant pas celles d’Augias, alors nous irons dormir au cimetière des illusions perdues. Et les premiers à en souffrir seront les citoyens, qui ont besoin de nous.

30.04.2009

Tout va bien

Voici ce que j'ai écrit pour Générations Engagées

 

Pardon, ce mot là est dans toutes les bouches, sur toutes les ondes, dans toutes les colonnes ces temps-ci. Pardon pour ce que Nicolas Sarkozy a dit. Pardon pour les propos de Ségolène Royal. Pardon pour tout et surtout pour n’importe quoi.

Entre un Président habitué à la provocation, des fidèles UMP bien contents de tomber à bras raccourcis sur l’ancienne candidate socialiste, et Ségolène Royal elle-même, qui s’engage dans ce que des analystes appellent la stratégie du « coup d’éclat permanent », on ne sait où donner de la tête. Qui a dit quoi ? On ne le saura jamais et ça n’a pas beaucoup d’importance.

Le problème de fond dans cette affaire des déclarations présidentielles, c’est un problème de légitimité. Que des dirigeants étrangers soient choqués par ces mots, ça paraît normal. Que des citoyens français le soient l’est tout autant. En terme d’image de la France, on a vu mieux. Un Président accusé d’insulter ses homologues, ça nous rappelle les meilleures gaffes de Bush junior, ou de Berlusconi.

Mais s’excuser au nom de la France et des français, même quand on est un élu, c’est porter atteinte aux principes républicains d’unité, d’indivisibilité. La fonction présidentielle est assez déconsidérée depuis 2007 par l’action de son titulaire, inutile d’en rajouter à l’étranger. C’est une affaire qui se règlera dans les urnes, et pas dans un combat de coquelets médiatiques.

François Bayrou voit juste en désapprouvant cette tendance à l’excuse que l’on observe ces jours-ci.

 

Toute cette polémique est à vrai dire bien futile. Les élections européennes approchent, mais personne n’en parle sérieusement. Les salariés séquestrent leurs cadres ou leurs patrons. La crise est là. On nous explique que tout ira bien dans quelques temps, il se trouve même des gens pour dire que la France est plus à l’abri que d’autres, ça rappelle un peu Tchernobyl. A n’en pas douter les ouvriers en chômage partiel vont être d’accord…Tout va bien.

 

Et tout ce qui intéresse, c’est le grand cirque habituel des provocations et des démentis. Les spéculations sur le futur remaniement. Le pays va tellement bien que pour un projet de loi sensible, Hadopi, les députés de la majorité ont préféré l’absence plutôt que le vote. Mais rassurons-nous, cette anomalie sera réparée dans quelques jours. A coup de menaces de charcutage de circonscriptions législatives, la majorité sera ressoudée.

Décidément, oui, tout va bien.

 

A mon tour je voudrais m’excuser, auprès des citoyens laissés pour compte par des politiques, des partis, dont je suis pourtant. Un jour, vous nous écouterez vous supplier de conserver nos positions, quand tout tremblera tellement que la République n’aura pas d’autre choix que l’unité face au gouffre. Mais pour l’instant tout va bien…

27.04.2009

Deux conseils pour le 7 juin

Les élections européennes approchent. Magré le faible écho de ce scrutin dans la presse (si l'on excepte les articles sur les tergiversations des candidats), il est extrêmement important pour notre avenir. L'Europe est compétente dans de nombreux domaines. Elle s'avère l'échelon pertinent pour faire face à la crise mondiale que nous traversons. Donc, mon premier conseil pour le 7 juin, sera: 

ALLEZ VOTER!

 

Voter, certes mais pour qui? Pour le Mouvement Démocrate, les élections européennes ne sont pas une occasion mais une vocation, François Bayrou le rappelle souvent. Dans la grande région sud-est qui est la mienne, notre trio de tête est composé d'une femme et de deux hommes qui sont tous de grande valeur: dans l'ordre, Jean-Luc Bennhamias, Fabienne Faure, Gilles Artigues. ils se complètent très bien, chacun ayant des expériences différentes: européeenne, nationale ou régionale.

Tous ont a coeur de défendre les valeurs et le projet européen du Mouvement Démocrate, que vous pourrez retrouver ici: http://europe.lesdemocrates.fr/.

 

Nos actions de campagne locales sont sur le site  http://www.modem69.eu.

Et dans le Rhône?

Nous avons trois excellents candidats, Cyrille Isaac Sibille (5e), Florence Mardirossian (6e) , Damien Thiébaud (19e), tous européens convaincus. Je crois que ce sera l'occasion de réaliser l'appaisement et l'union nécessaires de notre fédération. Rien de mieux qu'une campagne pour cela, quand des mois d'inaction ont plus que grippé la machine.

 

En nouveau militant du 6 e arrondissement de Lyon que je suis, je me trouve très heureux que Florence, elle aussi du 6e, soit sur la liste. Voyez son site et suivez la campagne en direct ou presque: http://mardirossian.eu/blog/.

 

Mon deuxième conseil pour le 7 juin:

VOTEZ MOUVEMENT DEMOCRATE!

 

02.11.2007

Mouvement Démocrate: regardons vers l'extérieur

 

Depuis l’annonce par François Bayrou de la création du Mouvement Démocrate, il y a quelques mois, le débat interne s’est développé dans cette nouvelle famille politique. Charte éthique, valeurs, statuts, l’été a été riche de discussions, dans les fédérations, ou dans des structures nées de cette volonté de participation militante (Modem 4.0, Cafés Démocrates). A Seignosse, la déception a pu se faire sentir face à ce que certains ont compris comme une volonté d’imposer des textes venus d’en haut. Dès lors, c’est une sorte de combat en reconnaissance du travail accompli par les militants qui s’est enclenché. Les pétitions se sont multipliées, comme celle de Génération Démocrate, afin de défendre l’idée de primaires pour la désignation des candidats, en prévision des prochaines municipales.

Je voudrais faire un petit point sur la situation actuelle du Mouvement, peu avant le Congrès :

  • Ces initiatives montrent un potentiel militant extraordinaire, qu’il faut valoriser, car il sera le moteur de futures conquêtes politiques.
  • La gestion du Mouvement doit incontestablement devenir plus démocratique, sinon les nouveaux militants, venus pour défendre une idée globale de démocratie, dans les partis comme dans la société partiront.
  • Pour autant, il ne faut pas oublier les anciens militants UDF (je crois que je dois m’inclure dans ce groupe, même si je n’ai adhéré qu’en 2003) ni les élus. Bien sûr ceux qui ne veulent absolument pas entendre parler du nouveau chemin que nous avons pris doivent tirer les conséquences de ce désaccord politique. Mais il est important de mieux expliquer, d’assister les autres, pour qu’aucun malentendu ne s’installe. Il est illusoire de croire que tout le monde peut avancer au même rythme et que les militants vont se contenter de quelques discours dans de grands rassemblement que cette révolution idéologique se fera. Travailler, rencontrer, dialoquer, expliquer, voici comment sera accepté ce qui semble être une nouvelle ligne politique.
  • Ces constats étant posés, une autre réalité s’impose : si nous continuons à nous regarder dans le miroir et à pratiquer l’autocritique (nécessaire), notre mouvement perdra toute crédibilité à l’extérieur.
  • Nous allons perdre une énergie considérable dans des luttes internes.
  • La démocratie interne est importante pour défendre efficacement la démocratie en France,, mais elle ne suffit pas.
  • Il nous faut un programme solide, pour répondre aux attentes des français, pour réagir face à l’action du gouvernement du Président.
  • J’ai de nombreux amis qui se passionnent pour la question des primaires et de la démocratie interne (j’avoue que c’est essentiel, mais pourtant j’ai du mal à rentrer dans le débat technique), et je ne veux pas que leur travail soit rendu inutile parce que faute de réflexion, le parti n’est pas en mesure d’être une force de proposition.
  • Regarder vers l’extérieur c’est aussi sur des dossiers spécifiques, montrer que nous pouvons travailler avec des gens de droite ou de gauche. Sur les tests ADN, l’action militante du collectif Sigismond a montré ce savoir-faire. Ne gâchons pas.

Jules Ferry rappelait en son temps au républicains que le premier devoir de ce nouveau régime était de prendre des décisions. La démocratie est selon Habermas, un projet inachevé, un horizon à atteindre. Ne nous braquons pas sur nos problèmes internes, qui trouveront une solution progressive. Prenons conscience que le premier devoir d’un parti politique est de regarder vers l’extérieur, de parler aux français.

03.05.2007

Un débat sans gloire, mais intéressant

Ce soir a eu lieu le débat pour le deuxième tour del'élection présidentielle. Sur le fonds, je n'ai pas trouvé ça très pertinent: détails chiffrés, et souvent faux, polémique sans intérêt, renvois sur François Hollande, qui n'a rien à faire ici.

Mais j'ai trouvé Ségolène Royal moins mauvaise que ce à quoi je m'attendais, et Nicolas Sarkozy, qui n'a pas perdu ses nerfs, guère sûr de lui.

Mon choix était fait bien avant ce débat, il n'a pas changé.

Dimanche, c'est immobilisme ou régression.

Merci à François Bayrou de nous laisser libres, face à notre conscience.

Liberté

Libre! Le centre est enfin libre en France. Avec 18,57 % des voix, François Bayrou a montré qu'on pouvait rassembler sur un projet réaliste, indépendant des autres partis. Bien sûr j'aurais préféré qu'il soit au second tour, mais on verra ça plus tard...

Libre! François Bayrou, se refuse pour l'instant à donner des consignes de vote. Ce n'est pas le rôle d'un responsable politique moderne. Nous sommes tous, électeurs du Centre, pour un grand rassemblement dses forces. Peut-être ferons-nous un choix différent le 6 mai. Pourtant, lorsque la possibilité de l'Union nationale arrivera, npus serons tous là. Vive le Parti Démocrate.

Libre! Il est encopre possible de faire un débat entre deux candidats, même si l'un a été éliminé au premier tour. Les pressions ne l'ont pas empêché. Un débat pour montrer les convergences et les divergences. Loin de la manoeuvre, ce n'est qu'un acte démocratique. La réaction de Nicolas Sarkozy est inquiétante d'ailleurs.

Libre! Constater les méthodes de Nicolas Sarkozy: ralllier des élus, c'est bien, mais convaincre des électeurs, c'est mieux.

Libre! Voter le 6 mai pour la liberté la démocratie, le pluralisme. Ce qui est possible, ce n'est pas ce qui est écrit dans un programme, pu sur une affiche. Ce qui est possible, c'est tout ce qui accompagne ce programme depuis des mois, les discours de haine, la stigmatisation, la division.

La droite, la gauche et le centre, républicains, peuvent s'entendre contre le communautarisme.

27.03.2007

Le programme de François Bayrou

Voici quelques temps, j'ai trouvé un site internet fort mal documenté, sur le programme de Bayrou, www.programme-bayrou.org.

J'ai donc décidé de répondre à ce qui n'est qu'une provcation ridicule, mais qui contribue à décridibiliser cett campagne et la politique en général. On a le droitd'être en désacord, mais la politique, ce n'est pas un jeu.

C'est ainsi qu'est né ce petit site, sous forme de blog, de présentation du programme de François Bayrou: programme-bayrou.hautetfort.com.

Allez-y, vous verrez ce que propose le candidat que je soutiens.

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