26.03.2007

Une certaine idée de la France

On patauge, on patauge dans le grand marécage de l'identité nationale. On s'embourbe. Alors voici ma petite pierre à l'édifice, en quelques phrases, en espérant relever le niveau.

L'identité nationale, ce ne sont pas des murailles aux frontières de la France, pour repousser les immigrés, qui ne viennent pas ici nous prendre notre pain, mais simplement essayer de survivre et retrouver leur dignité, parce que nous nous arrangeons pour laisser mourir de faim leurs pays d'origine.

L'identité nationale, ce n'est pas non plus une exposition de drapeaux tricolores dans les rues.

L'identité nationale, ce n'est pas un concept électoral, elle ne peut pas faire l'objet de promesses. Aucun Président n'a cédé à ces sirènes d'un autre temps, aucun candidat ne devrait le faire.

L'identité nationale, c'est tout ce qui fait de nous ce que nous sommes, la culture, l'éducation, l'Histoire, notamment. L'identité nationale ne se conforte pas par des discours plus nationalistes que patriotiques, elle se conforte en redonnant à la politique son véritable rôle, qui est de régler les problèmes des Français, pour qu'ils soient fiers de ce qu'ils sont, et qu'ils ne pensent plus que la France, c'est fini. La France libre des chaînes populistes de Royal et Sarkozy sera vraiment elle-même.

 

18.03.2007

La nouvelle génération en marche

Il y a des rencontres décisives en politique. Au cours d'une campagne interne chez les Jeunes UDF j'ai rencontré Quitterie Delmas. A l'issue de cette grande aventure collective Quitterie a lancé un blog, en lien ici sur la gauche. un lieu d'expression, de débats sur les médias la politique la démocratie, avec sa complice Virginie Votier.

Régulièrement,une éuipe soudée et qui grandit chaque jour un peu plus tracte sur les marchés du XIIIe arrondissement de Paris pour François Bayrou.

J'ai assisté à un colloque au Sénat sur Internet et la Présidentielle, dans lequel Quitterie intervenait, voici un lien pour vous faire partager ce grand moment.

 Ca peut paraître bizarre, de faire un note comme celle-ci, mais parfoisc'est bien de montrer que la politique ce n'est pas qu'un combat, mais aussi une somme de belles rencontres.

Je n'oublie pas non plus mes autres amis des Jeunes UDF, notamment tous ceux du Rhône, qui se reconnaîtront.

http://www.clubsenat.fr/edemocratie/index.php?subaction=c...

 

A bientôt les Jeunes Libres

 

Dérapages, patinage, démarrage

Nicolas Sarkozy fait scandale avec son Ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale, et il persiste même lorsque Simone Veil exprime son émotion. D'ailleurs, cette dernière n'est pas en reste pour ce qui est des dérapages: on aurait pu supposer que l'engagement des grands anciens dans cette campagne relèverait le niveau, mais non. Pour elle François Bayrou est le pire de tous les candidats. Pourquoi? Visiblement elle considère que les français doivent se contenter de ses déclarations sans chercher à comprendre, puisqu'elle ne précise pas sa pensée. Je regrette que les réglements de comptes prennent le pas sur le débat d'idée, et ça ne grandit pas Simone Veil, qui a pourtant une oeuvre politique formidable.

De son côté Ségolène Royal hésite, patine. Elle rappelle les éléphants, puis elle reprend sa liberté. Elle monte et elle redescend dans les sondages.

Ce qui est clair, malgré un petit esoufflement dans les sondages cette semaine (enfin multiplier son score par trois en trois mois c'est déjà très bien), c'est que sur le terrain, sur les marchés, dans les débats, les citoyens s'intéressent de plus en plus à cette démarche nouvelle, et les états-majors du PS et de l'UMP se posent des questions. Leurs réactions puériles, qui nous ramènent sans cesse à la IVe République ne font pas illusion: le régime des partis, il est déjà là, et c'est contre lui que François Bayrou se présente.

De retour

Après quelques semaines d'absence, pour cause d'études prenantes, je reviens, pour partager avec vous un peu de mon enthousiasme face à cette campagne.

21:34 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, bayrou

24.01.2007

La fiscalité, au coeur du débat

Depuis quelques temps, la fiscalité est au coeur de la campagne électorale.

Baisse des impôts contre hausse. Polémique vaine sur l'ISF (après tout je ne vois pas le problème: si un candidat propose d'augementer les impôts et qu'il en paie déjà lui-même du fait de sa richesse, de sa éussite, ça pourrait être un signe d'honnèteté, sauf que là ça vient dans une caophonie que la semaine dernière a illustrée...).

Beaucoup d'arguments avancés comme des évidences, mais peu de réflexion. Je ne vais pas me lancer dans un long développement sur la fiscalité et ses conséquences économiques, car je ne crois pas en avoir la compétence.

En revanche, un certain nombre de questions doivent être soulevées:

Baisser les impôts:  Mais lesquels?!!!!! s'il doit y avoir une baisse, elle doit concerner les impôts les plus injustes et inefficaces économiquement.Paralllèlement: hausse des impôts: il n'est pas nécessaire d'augmenter l'impôt sur le revenu pour augmenter les recettes, il suffit de supprimer lesnombreuses éxonérations, qui en réduisent l'assiette. On pourrait assi parler de la réforme de la fiscalité locale, que la décentralisation et les mutations économiques rendent indispensable. Avec une dette comme celle de la France, je ne crois pas que le redressement des finances publiques passe par des baises d'impôts, au contraire. En même temps la réduction des dépenses, la réforme de l'Etat sont nécessaires.

 Et la TVA?

Depuis longtemps, la TVA est l'objet de débats entre économistes. On nous parle souvent de TVA sociale: celle-ci peut être une bonne idée pour financer la protection sociale. en effet, face au prolème du chômage, financer la nécessaire protection sociale par les seules cotisaitions assises sur le travail parait un lourde erreur. Transférer une part sur la consommation, par la TVA me parait une bonne chose, qui permettrait de plus de limiter la consommation de certains biens polluants.

Et vous, qu'en pensez-vous? Faut-il augmenter, baisser, ou stabiliser les impôts?