18.10.2009

Penser, écrire, et dormir

Parfois on ne sait qu'écrire, ni que dire. Parfois les mots, les idées, manquent, et pourtant l'envie d'écrire est là. Rien ne meurt plus vite qu'un principe qui n'est pas couché sur le papier ou sur l'ordinateur. Demain, une autre idée chassera l'éclair de lucidité. Quelques idées toutefois, en vrac, comme on dit:

De la difficulté de rénover la politique: tout le monde n'est pas Sun Tzu, ou Machiavel, ou Richelieu. La première chose à apprendre quand on veut faire de la politique, c'est que la politique, c'est d'abord une pratique. Rien de durable ne se construit dans l'instant. Il faut du temps. Les vocations de théoriciens de la politique sont légion. Ce qui est difficile avec la vocation, c'est qu'elle n'implique pas le talent.

De l'ego en politique: il est nécessaire, mais est l'un des principaux problèmes de la politique collective, au sens de vie politique, et de la politique individuelle, au sens d'ambition politique personnelle. Il y a deux types d'hommes politiques: les petits qui se veulent grands, les grands qui veulent se faire petits. C'est l'Histoire qui juge, et souvent, l'Histoire, ce sont les vainqueurs qui l'écrivent.

Deux ecueils à la politique: l'excès de lucidité, qui pousse au scepticisme, et donc au mutisme; l'excès d'idéalisme, qui rend aveugle, sourd, dangereux.

Il est bientôt une heure du matin. La nuit, le rideau, tombent.

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://philippemasson.hautetfort.com/trackback/2424111

Commentaires

merci beaucoup .. c'est l'article est très bon.

Ecrit par : Oyun | 11.11.2009

Ecrire un commentaire