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18.01.2008
Principe à sauver
Pendant que les démocrates s'interrogent sur eux-mêmes, parfois un peu violemment, des menances autrment plus garves pèsent sur notre pays.
La laîcité est unn principe essentiel de notre république, unn principe fondateur inscrit dans notre Constitution. Elle est issue d'un processus historique, par essence même complexe dont le point d'orgue fut le vote de la loi de séparation des églises et de l'Etat. Fruit d'un combat anticlérical visant à ramener la religion dans la sphère privée, ce texte demeure équilibré, car voté de manière à rassembler le maximum de républicains de toutes tendances, contrre les excès de l'extrême gauche et ceux de l'extrême droite, unies contre ce texte, pour des raisons toute fois opposées.
La République, si chère à Henri Guaino et Nicolas Sarkozy, celle de Blum et de Jaurès, tellement galvaudée pendant la présidentielle, ne nie pas le droit de croire ou de ne pas croire, elle n'instaure pas un combat contre les religions, elle a simplemnt pour vocation de réunir les citoyens sans les distinguer sur des critères religieux.
Or, par ses discours de Latran et de Riyad, le Président de la République porte atteinte à ces principes de tolérances. En affirmant que les origines de la France sont essentiellement chrétiennes, il commet non seulement une erreur historique, mais aussi une faute politique considérable. La France a certes un héritage chrétien, mais elle tire sa légitimité d'une histoire beacoup plus ancienne, que la simple question religieuse ne saurait résumer. De plus, la France a érigé comme une spécificité un amour de la raison, qui n'exclue nullement le spirituel (Pascal fut mathématicien mais aussi janséniste), mais qui nous impose de regarder l'autre pour ce qu'il est en tant que personne humaine, dotée de droits à valeur universelle. L'identité relgieuse ne doit pas avoir de conséquences politiques.
Quand le Président de la République affirme que ce qui gênant dans la religion c'est son utilisation politique à des fins négatives (ce n'est pas le terme exact, je livre ici un décryptage du discours), cela signifie qu'il y a un usage politique positif de la religion. Une telle affirmation est contraire à notre laicité.
Ensuite, parler d'une laicité positive, comme il le fait, n'a aucun sens, la laicité est unique, il n'y a pas de négatif, sauf à lui donner une visée politicienne.
Depuis des années, Nicolas Sarkozy parle régulièrement de remettre au goût du jour la loi de 1905, pour faire face notamment au financement des mosquées. La loi est assez souple pour le permettre sans la modifier.
Enfin, dernier point que j'ai appris aujourd'hui, il souhaiterait que les religions soient représe,tées au Conseil Economique Et Social. Cette instance méconnue est consultée sur de nombeux projets gouvernementaucx, et ses rapports sont à l'origine de réformes dans différents dommaines, souvent plusieurs années après leur publication, s'ils n'ont pas été complètement enterrés. Ceci signifie que les relgieux viendraient s'immiscer dans un travail de réflexion politique, du seul fait de leur religion, qu'ils représenteraient dans cette instance. Outre les questions techniques relative à leur nomination ouleur élection, c'est là une atteinte manifeste à notre pacte fondateur.
Le projet démocrate vise avant tout à dépasser des clivages politiques, pour réunir des forces autour de réformes ou de principes essentiels. La défense de la laicité en est un. C'est une vision de la France qui est attaquée, celle qui conduit à ce tryptique sur le fronton des bâtiments officiels:"Liberté Egalité Fraternité".
(le tréma sur laicité manque c'est un problème technique.)
18:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note





Commentaires
Très juste.
Ecrit par : Hervé Torchet | 18.01.2008
Pour une réunion du Conseil National mi-février.
François Bayrou a indiqué, avant la naissance du Mouvement Démocrate, que le Conseil National serait réuni une fois par mois. Il y aura, le 19 février, un mois tout juste que (sauf cas isolés d'élections différées) les membres du collège adhérents du Conseil National auront été élus. Il faut donc réunir le Conseil National au plus tard à cette date.
Elle tombe bien : juste au milieu de la semaine du dépôt officiel des candidatures aux élections municipales.
Il est essentiel que cette instance, chargée de définir la ligne politique du mouvement, soit alors réunie.
Avec Quitterie Delmas, je suis pour la réunion.
De la même façon, il faut prévoir une réunion le 10 mars au soir, veille du dépôt des listes pour le second tour.
Ecrit par : Hervé Torchet | 31.01.2008
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